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PAUVRETE DANS LES REGIONS : Dakar présente le niveau le plus bas

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PAUVRETE DANS LES REGIONS : Dakar présente le niveau le plus bas

Selon l’Agence nationale de la statistique et de la
démographie (Ansd), dans le rapport final «Enquête
harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm)
au Sénégal», la région de Dakar présente le niveau de
pauvreté le plus bas.

«Des résultats de l’enquête, il apparaît des différences de
niveau de pauvreté considérables entre les régions. La région
de Dakar, de par ses opportunités économiques, présente le
niveau de pauvreté le plus bas avec moins d’une personne sur
dix soit un taux de 9,0%. Elle est suivie par la région de Thiès
où le tiers de la population (34,1%) est touché par la
pauvreté», précise –t-on dans le rapport.

D’après le rapport, les autres régions pourraient être
regroupées en deux groupes ou catégories. Le premier
groupe concerne principalement les régions du Sud et de
l’Est. Il s’agit des régions de Sedhiou (65,6%), Kédougou
(61,9%), Tambacounda (61,9%), Kolda (56,6%), Ziguinchor
(51,1%) et Kaffrine (53,0%) où plus de la moitié de la
population vit sous le seuil de pauvreté. Et le second groupe
est composé des régions du Nord et du centre que sont Saint-
Louis (40,1%), Kaolack (41,5%), Louga (43,4%), Diourbel
(43,9%), Matam (47,7%) et Fatick (49,2%).

«Les inégalités portant sur l’agrégat de bien être quant à elles
sont plus élevées dans les régions de Kédougou et de Dakar.
En valeur, les ménages de Dakar dépensent par membre environ 2 à 2,5 fois plus que partout ailleurs dans le pays »,
souligne-t-on dans le rapport.

S’agissant de la contribution à la pauvreté, le rapport précise
que certaines régions malgré leur fort niveau d’incidence ne
sont pas les plus grandes contributrices en raison de leur
poids démographique relativement faible par rapport à
d’autres régions. Et dès lors, il est aussi important de tenir
compte de cet aspect dans les interventions de ciblage des
pauvres.

Diourbel et Thiès, les grandes contributrices

«Les régions de Diourbel et de Thiès sont les plus grandes
contributrices à la pauvreté globale avec des parts
respectives de 12,9% et de 11,7%. A l’opposé, la région de
Kédougou (1,9%) et celles de Dakar, de Ziguinchor et de
Matam, avec 5,5% de contribution chacune, sont les moins
contributrices à la pauvreté globale », explique le rapport.

Pauvreté et taille du ménage

«Au Sénégal, les résultats de l’Ehcvm montrent que plus de
six personnes sur dix (63,6%) vivent dans des ménages où le
nombre d’individus est compris entre 5 et 14. Les ménages de
grande taille (plus de 15 membres) concentrent près du tiers
de la population du pays, soit 30%. En outre, une faible
proportion de personnes (6%) vit dans des ménages de moins
de 4 personnes.

La pauvreté varie sensiblement selon la taille du ménage. Plus
la taille du ménage est faible, moins les personnes y vivant
sont confrontées à la pauvreté», précise la source. Le rapport souligne que l’incidence de la pauvreté passe de 3,9% chez
les personnes vivant dans des ménages de moins de cinq
personnes à 69,1% chez celles vivant dans des ménages de
plus de vingt individus. Et cette situation est plus accentuée
en milieu rural où 78,0% des personnes vivant dans des
ménages de plus de vingt individus sont pauvres.

«S’agissant de la contribution à la pauvreté, on note que
46,9% et 30,2% des pauvres vivent respectivement dans des
ménages composés d’au moins 15 personnes et de 10 à 14
personnes. La proportion de pauvres vivants dans des
ménages de moins de 4 personnes est estimée à 0,6% et celle
de ceux qui sont dans les ménages de 5 à 9 personnes à
22,3%. Contrairement à l’incidence de la pauvreté, les
inégalités de niveau vie diminuent avec la taille du ménage.

En effet, les ménages de petite taille présentent des niveaux
d’inégalité plus élevés en termes de dépenses de
consommation par tête. Concernant leurs niveaux de
dépenses de consommation, les ménages de moins de cinq
individus dépensent en moyenne 4 fois plus pour les besoins
de consommation que ceux de plus de vingt personnes et
prés deux fois plus que ceux de taille allant de 5 à 9
individus», renseigne le document.

Par Saër DIA