Home Actualités SOKHNA BALLY MOUNTAKHA MBACKE : Une dame de cœur de la communauté...

SOKHNA BALLY MOUNTAKHA MBACKE : Une dame de cœur de la communauté mouride au service du social

209
0

SOKHNA BALLY MOUNTAKHA MBACKE : Une dame de cœur de la communauté mouride au service du social

Sokhna Mame Diarra Mbacké, plus connue sous le nom, Sokhna Bally Mountakha, est une dame de cœur compte tenu de son engagement social auprès des populations les plus démunies. Epouse du khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, Sokhna Bally, fille de Serigne Souhaïbou Mbacké ne cesse d’œuvrer dans le social à tous les niveaux.

Sokhna Baly Mountakha Mbacké, épouse et cousine du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, est la petite-fille du fondateur du Mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. De sa descendance paternelle. Elle a hérité d’une forte
tradition d’érudition. Son père, Serigne Souhaïbou Mbacké, était un érudit dépeint comme un «gardien de l’orthodoxie mouride».

Femme très discrète et fervente «talibé» mouride, Sokhna Bally Mountakha a été éduquée par Sokhna Maïmouna Mbacké, fille cadette du fondateur du mouridisme. A côté de Sokhna Maïmouna Mbacké, elle a appris le coran tout en maîtrisant les «» de Serigne Touba. Le khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, parlant de Sokhna Bally, estime que c’est une femme modèle, exemplaire qui est très dévouée pour le mouridisme.

En période de Magal, Sokhna Baly s’occupe de la restauration des hôtes de marque du khalife général des Mourides. C’est elle même qui s’investit personnellement dans la cuisine avec ses proches pour nourrir tout ce beau monde venant d’horizons divers. Une tâche qu’elle accomplit avec conviction, mais aussi avec la ferme volonté de remplir cette noble mission. Elle ne se voit pas dans les privilèges d’épouse du khalife et, à l’heure des repas, elle vient dans la cuisine pour faire le partage.

Parfaite héritière du serviteur de Dieu, Cheikh Ahmadou Bamba, son dévouement pour le social l’a poussée à mettre en place une fondation dénommée : «Fondation Sokhna Bally» afin d’apporter
son appui aux personnes démunies.

Fondation «Sokhna Bally»

La Fondation est créée par Sokhna Mame Diarra Mbacké (Sokhna Bally Mountakha), une dame de cœur très connue pour son engagement social auprès de la population.

La Fondation dénommée «Fondation Sokhna Bally» a pour objet d’apporter un appui aux personnes démunies (dons en fournitures, denrées alimentaires) ; de rénover des écoles coraniques actuelles ; de participer et apporter un soutien à des campagnes de sensibilisation sur différentes maladies ; de s’engager et d’innover pour réduire les inégalités en garantissant une éducation pour tous ; de soutenir des organisations éducatives et religieuses ; de lutter contre la pauvreté; de construire de nouveaux établissements scolaires et universitaires ; de réviser le système d’éducation afin de dispenser une éducation de qualité, appropriée pour une formation religieuse et
intellectuelle à la fois (nouvelles technologies). La Fondation compte développer un réseau fort d’écoles coraniques, internats, en assurant une éducation intellectuelle et religieuse. Elle s’engage également à réduire les inégalités en garantissant une éducation pour tous.

Les actions de la Fondation

La Fondation mise en place par Sokhna Bally Mbacké Mountakha a organisé une grande journée sociale au cours de laquelle plus 60 millions de Fcfa en nature et en espèces ont été distribués aux nécessiteux, aux structures sanitaires, aux Daaras et aux «kourels» qui œuvrent dans le social. La distribution a eu lieu le 10 mai 2021 à la Résidence Khadimou Rassoul de Touba Darou Manane.

Sokhna Baly Mountakha Mbacké vole au secours des enfants de l’hôpital Mathlaboul Fawzeiny de Touba. C’est un don d’une valeur inestimable qu’elle a acheminé à la pédiatrie de l’hôpital Mathlaboul Fawzeiny de la ville sainte de Touba. Composé de
matériels infantiles, de produits laitiers, de poussettes pour enfants, de produits alimentaires pour les nourrissons, ce don constitue un apport significatif pour les spécialistes de la santé maternelle et infantile de l’hôpital de Touba.

Accompagné de ses proches, Sokhna Baly Mountakha Mbacké, de façon très sobre, a réitéré son engagement aux côtés des enfants, surtout ceux en situation difficile. Ce geste sera renouvelé pour améliorer la situation de la santé mère-enfant à Touba.

Dans sa contribution à la lutte contre le coronavirus, elle a fait un important don aux Daaras de Porokhane.

A Porokhane, 2 ème capitale du mouridisme, sa présence est très marquée. Dans cette cité religieuse, elle organise, chaque année, un Magal pour les homonymes de sa grand-mère, Sokhna Diarra. Elle appuie aussi les hôpitaux et les internats.

A Darou Minam, son fief à Touba, Sokhna Baly Mountakha est bien appréciée. Même sur le plan international, son action en faveur des populations démunie est reconnue, ce qui lui a valu une distinction.

Distinction internationale

Pour la première fois, les Prix «Más Mujer» récompensent une personnalité internationale, en l’occurrence Sokhna Baly, pour son travail de soutien au développement des enfants et des enfants. A la cérémonie de remise de la 2e édition du «Más Mujer» 2018, au Teatro Guiderá, les autorités africaines sont venues à Tenerife pour témoigner de la reconnaissance que les prix rendent à la solidarité et au travail engagé de Sokhna Bali dans la promotion et le soutien des femmes sénégalaises. Non seulement dans son pays, mais dans le monde.

Serigne Souhaïbou Mbacké, père de Sokhna Bally
Mbacké

Serigne Souhaïbou Mbacké, père de Sokhna Bally Mbacké Mountakha, fut l’un des fils de Borom Touba qui avait fait de l’enseignement coranique sa plus grande occupation sur terre dans la cité religieuse de Touba, comme recommandé d’ailleurs par son vénéré père. La communauté mouride se souvient de Cheikh Souhaïbou Mbacké et de l’œuvre de ce grand érudit qui
enseigna le coran à plusieurs marabouts mourides.

Serigne Souhaïbou se distinguait par sa foi au Seigneur, son hospitalité, sa sincérité, sa droiture, sa responsabilité sa pédagogie, sa calligraphie et son amour du Saint Coran.

On raconte que Serigne Souhaïbou a commencé à prier dès l’âge de 7ans, et il a eu à s’acquitter de toutes les autres prières qu’il n’a pu effectuer durant sa petite enfance. Cheikh Souhaïbou Mbacké était aussi un érudit hors pair. Il a ressemblé beaucoup d’écrits de son père. Cheikh Souhaïbou Mbacké était un soufi au
sens noble du terme, détourné de tout ce qui touche les choses de ce bas monde «qui ne sont que mirages», comme le décrit Dieu dans le Saint Coran. Rares sont ceux qui peuvent vous dire qu’ils ont vu Serigne Souhaïbou plus d’une fois, tellement il était discret pour ne pas dire caché.

Il a enseigné le Livre de Dieu à des petits-fils de Serigne Touba et à de nombreux autres anonymes. La qualité de l’enseignement dans son Daara n’est plus à démontrer de par les brillants résultats obtenus.

D’éminents marabouts islamologues et imams sont sortis de son Daara. C’est le cas de Serigne Falillou Mbacké, fils de Serigne Abdou Khadre Mbacké et imam de la mosquée Gouye Massalikoul Djinane.

C’est aussi le cas de Serigne Cheikh Saliou, fils ainé de Serigne Saliou Mbacké, du calligraphe Serigne Djily Mbacké Souhaïbou, Recteur de l‘Université de Touba.

Dans un monde sans repères soumis à l’emprise du péché et du mal, l’exemple de Serigne Souhaïbou Mbacké est à méditer pour les jeunes afin que ces derniers se réconcilient avec leur créateur pour la félicité dans les deux mondes.

Venu au monde un vendredi du mois de Ramadan, Cheikh Souhaïbou a quitté ce bas monde le même jour et à la même période, par une nuit de la détermination (Laylatul Qadr). Il est avéré que Serigne Souhaïbou Mbacké était un grand érudit auquel tous ses frères confiaient la formation coranique de leurs enfants, de la jurisprudence à la mystique.

Avant son rappel à Dieu, il a produit un ouvrage majeur, «Khouratoul Ayni», en 1967 dans lequel il a présenté beaucoup de concepts divins utiles à la vie du musulman.

Dans cette œuvre, il a balisé en long et en large le
chemin menant vers la clémence et la miséricorde.

Par Saër DIA