Face à la situation actuelle dans les universités du Sénégal, surtout les événements qui ont eu lieu les 17, 18, 19 et 25 novembre, ainsi que les nouvelles tensions signalées le mercredi 26 novembre 2025, L’Association « Yaayou Étudiants Yi (Aye) » appelle à la responsabilité de chacun.
À l’État du Sénégal, ces mamans l’exhortent à procéder sans délai au paiement des bourses, conformément aux engagements annoncés, afin de restaurer l’apaisement et d’éviter une aggravation de la crise universitaire. Pour ces dernières, la bourse joue un rôle déterminant dans les conditions d’études, de vie et de dignité des étudiantes et étudiants.
Pour beaucoup d’entre eux, elle constitue le seul moyen de garantir la continuité de leurs études et de subvenir à leurs besoins essentiels. Ce qui fait que, d’après elles, les retards successifs fragilisent les étudiants et alimentent une inquiétude légitime au sein des campus. « Aux étudiants, nous leur demandons de privilégier le calme, la retenue et le dialogue dans l’expression de leurs revendications, pour préserver leur sécurité ainsi que celle de l’ensemble de la communauté universitaire », a déclaré, dans un communiqué qui nous est parvenu, la présidente de l’Association « Yaayou Étudiants Yi », Fatou Diagne.
Selon elle, l’Association qu’elle dirige ne ménagera aucun effort pour suivre avec une préoccupation continue les tensions qui se poursuivent dans les universités du pays. Depuis quinze jours, Kaolack, Kaffrine, Dakar et Saint-Louis sont tour à tour touchées par des manifestations. À l’Université El Hadj Ibrahima Niass, les étudiants réclament de meilleures conditions de vie.
À Kaffrine, la mobilisation a dégénéré le 10 novembre, donnant lieu à des scènes de violence. À Dakar, l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) observe un mouvement d’humeur autour du paiement des bourses, tandis qu’à Saint-Louis, des étudiants ont bloqué la nationale pour se faire entendre.
Par Idrissa NIASSY




