Le gouvernement du Sénégal, dans le cadre des orientations de l’Agenda national de transformation systémique, a entrepris l’actualisation, pour la troisième fois de sa déclaration de politique de population (Dpp). Ce document a été élaboré conformément aux engagements internationaux dont l’agenda 2030 des Nations Unies pour un développement durable et de l’Union africaine «l’Afrique que nous voulons en 2063 », mais également, aux orientations de l’Agenda national de transformation systémique Sénégal 2050.
Selon Mouhamadou Bamba Diop, Secrétaire général du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, la Déclaration de politique de population (Dpp) dont la restitution a été faite hier, traduit la volonté des pouvoirs publics de disposer d’un cadre cohérent, prospectif et multisectoriel, capable d’orienter les interventions en matière de dynamique démographique, tout en tenant compte des réalités socioéconomiques, culturelles et territoriales de notre pays. Elle fait suite à la publication des résultats définitifs du Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph) en 2023. « Elle a été élaborée conformément aux engagements internationaux dont l’agenda 2030 des Nations Unies pour un développement durable et de l’Union africaine ‘’l’Afrique que nous voulons en 2063’’, mais également, aux orientations de l’Agenda national de Transformation systémique Sénégal 2050 », a-t-il expliqué.
Pour lui, les importants progrès en matière de recul de la mortalité, d’allongement de l’espérance de vie et de baisse de la fécondité, ont permis d’accélérer significativement la transition démographique au Sénégal, même si le rythme de croissance rapide de la population reste élevé. Selon le dernier recensement, la population est passée de 4,9 millions en 1976 à plus de 18 millions en 2023.
Le Secrétaire général du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération présidait hier l’atelier de restitution du document portant sur la troisième édition de la Déclaration de politique de population (Dpp) du Sénégal. L’objectif de cette nouvelle déclaration, c’est de mettre en place un capital humain de qualité, pour une meilleure prise en charge des questions de population, mais aussi une amélioration des conditions de vie des populations. D’après lui, pour relever les défis (forte croissance démographique, accès limité à l’éducation et aux services de santé, pauvreté persistante) et davantage tirer profit de la fenêtre d’opportunité démographique déjà ouverte depuis 1999 par la capture du dividende démographique, « le Sénégal doit renforcer les investissements destinés à l’amélioration du capital humain ». « Il y a aussi d’autres paradigmes, à savoir le dividende démographique, qu’on veut vraiment tirer pleinement pour la jeunesse et pour les populations », ajoute-t-il.
Dans sa prise de parole, Caroline Muller, Représentante Résidente adjointe pour le Fonds des Nations Unies de la population (Unfpa), a fait savoir que ce rapport vise à ouvrir des perspectives nouvelles avec la génération actuelle et future pour un monde meilleur à toutes et à tous et où les droits et les choix en matière de santé de la reproduction sont valables auprès des communautés et en particulier celles vulnérables. C’est pourquoi, elle invite toutes les Agences, les Partenaires techniques et financiers, la société civile les ministères, les acteurs de développement, la population, ainsi que toutes les parties prenantes à adopter une approche participative et collaborative afin d’atteindre les objectifs de cette Déclaration de la politique nationale de population. « C’est de l’approche multisectorielle que nous atteindrons les résultats de l’application des orientations de cette DPP », a-t-elle déclaré. Avant de conclure : « travaillons ensemble et continuons à nous mobiliser davantage à travers des ressources humaines, matérielles et financières pour que nos filles et nos femmes soient épanouies dans un monde équitable, et solidaire propice à leur bien-être.
Par Idrissa NIASSY































