M. Cheikh Tidiane Dieye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a procédé le jeudi 12 février 2026 à l’ouverture de la 2éme édition du Forum des innovations et solutions locales vertes (FISOL 2) à Guédiawaye qui va durer trois jours . Ce Forum dont le Thème est : « Les solutions fondées sur la nature et le développement endogène en Afrique de l’Ouest », entend faire de l’innovation locale un moteur de développement durable.
M. Cheikh Tidiane Diéye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, affirme : « C’est un réel plaisir, un honneur pour moi de prendre la parole ce matin à l’ouverture du forum des innovations et solutions locales vertes (Fisol 2) ici à Guédiawaye, un territoire emblématique des d défis urbains, sociaux et environnementaux mais également un territoire connu pour son extraordinaire capacité de résilience. Je voudrais tout d’abord saluer Enda Tiers Monde, son conseil d’administration, son secrétariat exécutif ainsi que l’ensemble de la famille Enda sans oublier les partenaires qui cheminent avec Enda depuis de nombreuses années pour leur constance, leur engagement en faveur du développement endogène, inclusif et durable ».
« Enda est une pionnière dans le développement durable, Enda a osé s’aventurer dans ce domaine dés 1972, dans ce champ qui était encore inexploré dans lequel beaucoup n’osaient pas encore s’aventurer. Enda est donc une ouvreuse de voie et une bâtisseuse d’alternatives. Les expériences que j’ai accumulées au fil des années ont profondément façonné ma façon de voir les réalités ainsi que ma conviction que les solutions durables émergent des terroirs, des territoires, des communautés et des savoirs locaux lorsque ceux-ci sont reconnus, structurés et accompagnés. C’est dire donc, combien l’esprit de ce Fisol m’habite également ou comme il vous habite. Les défis liés au changement climatique, la pression sur les ressources naturelles à l’accès à l’eau et à l’assainissement, à l’emploi et la cohésion sociale nous obligent à changer de paradigme. Les réponses importées souvent déconnectées des réalités locales montrent toutes leurs limites », dira le ministre.
Le ministre Cheikh Tidiane Dieye souligne que les solutions fondées sur la nature, portées par les communautés, les femmes et les jeunes, constituent des réponses concrètes, crédibles, efficaces et économiquement viables qui puisent leur fondement dans les réalités des terroirs et des savoirs endogènes. Et elles sont particulièrement pertinentes dans des secteurs stratégiques tels que l’eau, l’assainissement, l’agriculture, la santé et la résilience entre autres des territoires qui relèvent directement des priorités nationales.
Il rajoute : « Le Fisol 2 s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Il offre un espace où se rencontrent les politiques contre les politiques publiques, la recherche, l’innovation, l’innovation communautaire, l’investissement privé et les partenariats internationaux. Cette approche rejoint les orientations du référentiel Sénégal 2050 qui passe la valorisation du capital humain et naturel, la souveraineté et la justice sociale au cœur de la transformation systémique et structurel de notre économie. Je voudrais à cet égard saluer le rôle des collectivités territoriales notamment la commune de Wakhinane Nimzatt ainsi qu’a ville de Guédiawaye mais également l’ensemble des autres communes du Sénégal où des hommes et des femmes, nuit et jour, travaillent, œuvrent et contribuent de manière décisive à l’autonomisation économique à la création de savoirs et de richesse pour bâtir les leviers d’une transition écologique durable ».
Selon le ministre de l’Hydraulique, durant ces trois jours, le Fisol 2 doit être un espace d’engagement au-delà des échanges, un espace où émergent les partenariats concrets, des mécanismes innovants de financement ainsi que des solutions capables de changer d’échelle. Et l’Etat du Sénégal, pour sa part, restera pleinement engagé à créer un environnement favorable à l’innovation locale, à l’investissement vert et à l’entreprenariat durable en étroite collaboration avec les collectivités territoriales et les acteurs de terrains.
Et le ministre de conclure : « Je reste profondément convaincu que la transition écologique ne sera ni importée, ni imposée, elle est cruciale pour bâtir une solution ou des solutions durables, locales et vertes pour aujourd’hui et pour demain. Ces solutions et innovations seront territoriales, inclusives et justes ou elles ne seront pas, tout simplement. Je me réjouis de ce partenariat exemplaire que Enda a réussi à bâtir avec l’ensemble des autres pour se donner la main et travailler ensemble à bâtir le futur que nous voulons pour nos pays, pour l’Afrique et pour le monde ».
M. Bachir Kanouté, PCA de Enda, souligne : «En effet les solutions aux défis majeurs de notre époque existent déjà dans nos territoires portés par les communautés, par les jeunes, par les femmes, par les chercheurs, ce qui fait l’intérêt de travailler avec le comité scientifique mais également par les acteurs économiques. La première édition du Fisol nous a enseigné que no territoires ne manquent ni initiatives, ni d’ingéniosité et ça, c’est quelque chose d’important à souligner. Ce qui doit désormais changer, c’est l’échelle, c’est leur structuration, leur reconnaissance institutionnelle, c’est ce qui fait que votre présence M. le ministre, est important ici et leur accès à des mécanismes de financement durables. Le thème de cette édition : « les solutions fondées sur la nature et le développement endogène en Afrique », traduit cette ambition collective que nous avons à un an. Le choix de Guédiawaye pour abriter cette édition du Fisol est hautement symbolique, résiliente, Guédiawaye illustre les défis urbains contemporains, incontemporains mais également une forte dynamique associative et communautaire qui constitue un atout majeur, la transition écologique ».
Il estime que le Fisol est avant tout le fruit d’une vision partagée, d’une conviction forte et d’un engagement constant de Enda en faveur des communautés à la base, de l’innovation locale, du dialogue multi-acteur, les villes ne peuvent pas se construire sans ce dialogue-là et du développement endogène qui construit les valeurs fortes de Enda où les droits économiques et sociaux, culturels, la dignité humaine et la justice sociale.
M. Kanouté souligne que le Fisol n’est pas seulement un forum, il est une dynamique vivante visant à rapprocher innovations locales et politiques publiques.
Quant à M. Racine Talla, maire de Wakhinane Nimzatt, il affirme : « Je salue et remercie Enda pour son engagement constant en faveur du développement durable ainsi que le consortium Jeunesse Sénégal pour son rôle essentiel dans la mobilisation et la valorisation des initiatives portées pour notre jeunesse. Ce forum pour nous, est bien plus qu’une rencontre, il constitue un espace d’échanges, d’inspirations et d’actions où se croisent idées novatrices, expériences locales et solutions concrètes pour répondre aux défis environnementaux qui impactent nos territoires. Aujourd’hui, les collectivités territoriales sont en première ligne face aux enjeux climatiques, gestion des déchets, assainissement, Energie renouvelable, protection des ressources naturelles, cadre de vie des populations ».
Par Massaër DIA.
































