Les populations seront privées de transport durant trois jours. Pour cause, les transporteurs ont annoncé un arrêt pendant 72 heures à partir du lundi 30 mars 2026. Le mot d’ordre a été confirmé par Fallou Samb, secrétaire général du Syndicat des transports routiers du Sénégal, au micro de la RTS.
Les transporteurs dénoncent un « manque de sérieux » et un non-respect des procédures dans les discussions avec les autorités. En cause : la présence contestée d’un intervenant non-signataire du préavis de grève ainsi que l’absence initiale du ministre lors des négociations entre autres. La Fédération des syndicats des transports routiers affirme avoir quitté les discussions, estimant que le cadre n’était pas propice à des échanges techniques efficaces. Malgré une seconde tentative, aucun accord n’a été trouvé.
Toutefois, les transporteurs se disent prêts à reprendre le dialogue, à condition qu’il se fasse uniquement avec les signataires du préavis. Ils dénoncent également le refus de reconnaître leur structure mise en place en février 2026. Les professionnels du secteur mettent en avant des revendications liées au respect de la réglementation. Ils pointent notamment le « harcèlement » et la « corruption » sur les routes, et exigent la réduction des points de contrôle.
Face à la grève annoncée des transporteurs, le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, a décidé de prendre des mesures pour limiter les perturbations. Sur ses instructions, le SENTER va renforcer de manière exceptionnelle le dispositif du Train Express Régional à partir de ce lundi. Sept rames supplémentaires seront mises en circulation, portant le total de 15 à 22 trains opérationnels.
Grâce à ce renforcement, la fréquence des passages sera améliorée, avec un TER toutes les six minutes aux heures de pointe. L’objectif est de faciliter les déplacements des usagers et d’atténuer l’impact de la grève sur la mobilité dans la région de Dakar.
Ibrahima DIOP (sources : médias)






























