Ibrahima Hamidou Dème a annoncé va porter plainte contre le Premier Ministre Ousmane Sonko et le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba. Selon lui, ces derniers, ainsi que le Président de la République Bassirou Diomaye Faye ont violé la loi sur l’accès à l’information.
Le juge Ibrahima Hamidou Dème a tenu ce jeudi une conférence de presse, au cours de laquelle, il a fait cette annonce. Il a, en effet, confie-t-il adressé une demande d’information sur les montants des fonds spéciaux attribués au président de la république et au premier ministre pour l’exercices budgétaires 2025 et 2026. Une demande adressée au Président de la République, au Premier Ministre Ousmane Sonko et au ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba.
« Je tiens à préciser que ma demande concerne uniquement le montant global de ces fonds qui fait l’objet de nombreuses spéculations dans l’opinion publique et non leur destination ou leur utilisation. L’intention derrière cette requête n’était pas polémique mais plutôt pédagogique. Il s’agissait de démontrer par l’exemple comment tout citoyen, acteur politique ou membre de la société civile pouvait désormais utiliser la loi pour obtenir des informations officielle et crédibles », s’explique-t-il.
Cependant, regrette-t-il, sa demande est restée sans réponse. Il a souligné que la demande a été envoyée le 8 janvier 2026 le delais fixé à 25 jour a donc expiré. « Or, au 28 janvier 2026, après l’échéance légale aucune des trois institutions n’a fourni de réponse », déplore Ibrahima Dème. Pour le juriste, « ce silence des autorités constitue une violation caractérisée et délibérée de la loi sur l’accès à l’information. « Le fait que cette violation émane des plus hautes autorités de l’Etat qui ont initié et promulgué cette loi est d’une gravité extrême. Cela témoigne d’une absence totale de rupture avec les pratiques anciennes d’opacités et mépris du droit », juge-t-il.
C’est donc face à « cette faillite » des autorités de l’État, « je demande si le droit d’accès a l’information n’est pas respecté par les autorités publiques, serait-il juste de condamner des citoyens pour diffusion prétendue de fausses nouvelles ? », se demande Ibrahima Hamidou Dème. Raison pour laquelle, il annonce « dans les jours à venir, des plaintes contre le Premier Ministre et le ministre des Finances pour refus d’accès a l’information prévu par l’article 30 de cette loi ». « Je n’ai pas vise le Président de la République parce qu’il jouit d’une immunité pour le mandat en cours », affirme-t-il.
Par Dieynaba TANDIANG































