Les anciens présidents de Groupe parlementaire à l’Assemblée nationale du Sénégal apportent leur soutien à leur compère Doudou Wade, convoqué à la sûreté urbaine pour des propos qu’il aurait tenus à la Tfm dans l’émission « Faram Facce », animé par Pape Ngagne Ndiaye.
« Nous, anciens présidents de Groupe Parlementaires (…) avons pris connaissance avec une vive préoccupation des informations relatives à des poursuites judiciaires engagées à l’encontre de Doudou Wade, ancien Président de Groupe parlementaire et du journaliste, animateur de Faram Faccee, Pape Ngagne Ndiaye, à la suite de propos tenus dans le cadre d’une émission télévisée », lit-on dans le communiqué transmise ce lundi à notre rédaction. « Sans préjuger du travail de la Justice, les anciens parlementaires tiennent à rappeler que la liberté d’expression, le droit à la critique et le débat démocratique constituent des fondements essentiels de l’État de droit ». En effet, rappellent-ils, ils sont garantis par la Constitution de la République du Sénégal et consacrés par les engagements internationaux librement souscrits par notre pays.
Ainsi, indique le communiqué, dans un contexte national marqué par une inquiétude croissante des journalistes, des responsables politiques et des leaders d’opinion face aux risques de judiciarisation de la parole critique, les anciens présidents de groupe parlementaire estiment qu’il est de leur responsabilité collective de tirer la sonnette d’alarme. « Les opinions exprimées dans l’espace public, lorsqu’elles relèvent de l’analyse politique, du commentaire ou de la critique de l’action gouvernementale, ne sauraient être criminalisées sans porter atteinte au pluralisme démocratique et à la vitalité du débat public ». C’est à ce titre, qu’ils expriment leur soutien « fraternel », « solidaire » et « républicain » à Doudou Wade, collègue et ancien responsable parlementaire.
Ils réaffirment, en outre leur attachement « indéfectible » au respect des libertés publiques et des principes démocratiques. Les anciens présidents de groupe parlementaire appellent, par ailleurs, les autorités compétentes à la retenue et au sens de l’État, afin de préserver un climat d’apaisement, de confiance et de dialogue, indispensable à la cohésion nationale et à la stabilité institutionnelle.
Par D. TANDIANG































