Peut-on considérer le ministre de l’Intérieur, comme responsable des événements du 9 février dernier ayant conduit à la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba ?
En suivant les sorties accablantes de certains acteurs politiques, comme de la société civile sur la crise universitaire, on a l’impression que Me Bamba Cissé est le nœud du problème de l’université sénégalaise. Des analyses, plus que biaisées, tant elles occultent les véritables termes du débat.
Le climat de complaintes dans lequel baignent nos universités, depuis quelques semaines, devrait connaître son épilogue. En d’autres occasions, nous avons eu à dénoncer la volonté de pourrissement de cette crise entretenue par les autorités universitaires. Elles comptaient certainement jouer sur la lassitude des étudiants avant de faire passer leurs réformes. Malheureusement, et comme beaucoup s’y attendaient, la situation a dégénéré avec la mort d’un étudiant.
Personne ne peut accepter des exactions commises par les forces de l’ordre dans le campus de l’université cheikh Anta diop de Dakar. Le spectacle offert ce jour-là était désolant : des étudiants bastionnés, les portes de leurs chambres défoncées et dont certaines incendiées…
De la responsabilité des étudiants
Devrait-on en rester là, après les séries de défiance des étudiants, prêts à en découdre avec les forces de l’ordre? On ne peut dénoncer les bavures policières sans pointer du doigt l’attitude terroriste des étudiants. Munis de grenades et de cocktails molotovs, ils ont mené des entreprises de sabotage d’édifices publics. En atteste l’image insoutenable, devenu pourtant virale, de l’étudiant qui a perdu un bras en voulant saboter une bâtisse avec une grenade de fabrication artisanale.
Pas moins de 47 policiers ont été blessés, certains gravement, face à la furie dévastatrice des étudiants. Les forces de l’ordre affirment n’avoir jamais eu à faire face à une telle violence de la part des étudiants. Ceux-ci auront du mal à convaincre qu’ils ne voulaient pas mener des actions de sabotages des édifices universitaires.
Les moyens de lutte à leur possession (grenades, cocktail Molotov, armes blanches…) sont incriminants.
C’est cette tendance des étudiants à mener des guérillas à l’intérieur du campus universitaire que Me Bamba Cissè a voulu pointer du doigt. Les images d’étudiants balançant des grenades sont juste désespérantes. La chronologie des faits est anecdotique comparée à la gravité des actes posés par les étudiants. Vouloir en tenir rigueur au ministre de l’Intérieur, est juste un moyen de fermer les yeux sur une information capitale que nos autorités veulent nous faire voir : l’UCAD est devenue une poudrière. Une action de salubrité publique y est plus que nécessaire. La fermeture du campus pourrait la permettre, le temps que les étudiants reviennent trouver un environnement bien assaini.




























