Le mouvement Gueum Sa Bopp compte saisir la Cour pénale internationale sur les événements qui se sont déroulés à l’UCAD et ayant entraîné la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba. « Nous saisirons la Cour pénale internationale pour des faits assimilables à des traitements inhumains et dégradants ayant conduit à la blessure de plusieurs étudiants et à la mort du jeune Ba, éléments de preuve à l’appui », a martelé Directoire Stratégique des cadres Jambaars. « Nous saisirons également les organisations internationales de défense des droits humains », a-t-elle ajouté dans une déclaration dont copie nous est parvenue ce jeudi.
Selon Gueum Sa Bopp, concernant les faits qui se sont passées à l’UCAD le 09 février, « des décisions ont été prises. Des ordres ont été donnés. Les responsabilités doivent être établies ». Et de décréter : « le Premier ministre Ousmane Sonko doit répondre devant le peuple et devant la justice ».
Les cadres de Gueum Sa Bopp estiment que l’installation d’un commissariat à l’Université Cheikh Anta Diop « symbolise un échec politique : répondre à la contestation par la force ».
Sur la question de la criminalisation de l’homosexualité, le mouvement dirigé par Bougane Gueye Dany s’interroge sur le rétropédalage du Premier Ministre Ousmane Sonko. A cet effet, les cadres ont annoncé une tournée des foyers religieux ayant publiquement signé la charte pour la criminalisation des pratiques LGBTQ afin d’organiser des éclairages « sur ce revirement de principe et son cortège de conséquences ».
Par Ibrahima DIOP
































