«De telles prérogatives excèdent le cadre d’une régulation équilibrée et font peser une menace directe sur l’indépendance des médias, leur viabilité économique et, au-delà, sur l’équilibre démocratique», a écrit le président du CDEPS, Mamadou Ibra Kane.
Le Conseil justifie ses craintes par «l’absence de concertation réelle avec les acteurs des médias, l’inexistence d’un cadre formel de discussion sur le texte final et le défaut de partage du projet avant son adoption». Et pourtant, poursuit le communiqué, le projet de lois «prévoit la possibilité de fermeture administrative d’organes de presse, de suspension immédiate de médias, de blocage de contenus, de coupure d’accès à des plateformes, ainsi que l’exécution instantanée des décisions». Pour le CDEPS, toutes ces mesures suscitent «une inquiétude profonde» pour la liberté d’informer.
Pour rappel, l’examen de cette loi intervient dans un contexte où la Cour suprême a, par son arrêt du 11 décembre 2025, rappelé que «la création d’un organe de presse n’est soumise à aucune autorisation préalable» et que «l’activité de presse est une liberté fondamentale», alors que le gouvernement avait pris une série de mesures contraignante pour le secteur.


































