Le maire de Ndioum, Cheikh Oumar Anne, a appelé l’opposition et la société civile à se mobiliser pour la tenue des élections locales. Selon lui, rien ne peut empêcher la tenue de ces échéances.
« En 2022, j’ai refusé le report des locales alors que nous étions au pouvoir ; donc ce n’est pas aujourd’hui que nous allons accepter un report », a martelé le maire de Ndioum, par ailleurs, coordonnateur de la « Nouvelle Responsabilité ». Il a évoqué le sujet lors d’un rassemblement, ce week-end à Thies, dans le village de Daral Peulh (commune de Keur Moussa). Il effectuait une visite dans ces localités dans le cadre de la massification dudit parti. M. Anne est resté ferme sur ce point : « il n’est pas question de repousser ces élections, elles doivent être organisées en février 2027 comme prévu ».
« J’invite l’opposition et la société civile à mettre tout en œuvre pour que le calendrier républicain soit respecté et que les élections locales se tiennent à date échue, c’est-à-dire en 2027 », a-t-il lancé.
« Les élections locales prévues en 2027 doivent avoir lieu comme prévu, en février. En 2024, je faisais partie du pouvoir. Mais quand on a voulu renvoyer les élections, tout le Sénégal avait dit niet, exigeant le respect du calendrier électoral. C’est ça qui a amené au pouvoir ce régime. Qu’il se tienne pour dit que nous irons aux élections locales en 2027 que ça leur plaise ou pas. Le Sénégal ne peut plus faire marche arrière concernant le respect de son calendrier électoral », a-t-il déclaré.
Il prevent : « on fera le tour du Sénégal. Et personne ne pourra nous empêcher de dire que le pays ne marche pas et que ceux qui sont à la tête du pays sont des incapables. Personne ne pourra nous empêcher de dire aux Sénégalais de confier le pays à des mains expertes ».
« Nous n’accepterons pas qu’on fasse reculer le pays. Si l’on n’y prend pas garde, d’ici 15 jours, nous risquons d’allumer des bougies à cause d’un manque d’électricité. Pour avoir de l’électricité, il faut avoir de l’essence. C’est devenu difficile de se procurer de l’essence dans le monde. Et nous avons un régime qui aime les histoires. Notre régime avait réglé ce problème. Nous n’accepterons aucun subterfuge », affirme le maire de Ndioum.
« Nous n’allons pas aussi accepter que les Sénégalais n’aient pas du riz, de l’huile et du sucre. Quelle que soit la situation, notre régime avait su gérer. La Covid est passée par là, mais nous avions tenu le coup. Nous ne voulons pas participer à un gouvernement d’union nationale. Nous leur avons montré la voie à suivre ». C’est eux qui ont décidé de ne pas suivre cette voie. Ils n’ont qu’à présenter leurs excuses aux Sénégalais et leur commencer à leur dire la vérité. Ils n’ont qu’à laisser leurs enfantillages et reprendre le fil du dialogue avec les partenaires du Sénégal ».
Cheikh Oumar Anne a profité de l’occasion pour offrir aux femmes transformatrices de la localité, un équipement pour la transformation et la conservation des produits laitiers, tout en saluant leur rôle clé dans l’économie locale.
Par Ibrahima DIOP
































