Face à la grève de 72 heures annoncée par le Front syndical pour la défense du Sénégal, l’exécutif joue sur trois registres : la main tendue, la demande d’un moratoire et un rappel à l’ordre sur le respect des règles.
Le 15 octobre, Ahmadou Al Aminou Lô a réuni le comité de pilotage tripartite du Pacte national de stabilité sociale. Il a demandé un moratoire de trois mois à la place d’une grève générale et annoncé des comités de dialogue social dans tous les ministères dès décembre. Sur le fond, il a assuré que les engagements de l’État seront scrupuleusement respectés à l’aune du rétablissement de nos moyens, une formule qui lie les promesses à la situation budgétaire.
A cette occasion, Bakary Sarr, ministre de la Communication, a déclaré que le gouvernement demeure ouvert au dialogue et à l’apaisement et invité les centrales à poursuivre les discussions. Huit ministres l’accompagnaient pour présenter les efforts engagés.
Le ministre du Travail : fermeté sur les règles.* Mamadou Lamine Dianté a appelé les syndicats et les agents à la « responsabilité » et les a mis en garde contre d’éventuelles sanctions disciplinaires en cas de non-respect des procédures légales encadrant le droit de grève. Le gouvernement a aussi promis toutes les mesures nécessaires pour garantir la libre circulation des biens et des personnes et la liberté de se rendre au travail. Il a réaffirmé que le dialogue reste possible.
L’Éducation : une main tendue au G7
Selon PressAfrik, le ministre Moustapha Guirassy a tendu la main aux syndicats d’enseignants du G7 pour préserver l’année scolaire. Le G7 reproche au gouvernement le faible niveau d’application du protocole d’accord signé le 16 avril 2026. Je n’ai pas pu consulter le détail des annonces du ministre.
Le 15 octobre, le suivi du Pacte affichait un taux de réalisation de 71 % des engagements. Lundi, PressAfrik a titré sur un taux de 42 % présenté par le gouvernement. Les deux chiffres reposent peut-être sur des périmètres différents, mais je n’ai pas trouvé l’explication.
Les syndicats, qui jugent le Pacte insuffisamment appliqué, n’avaient pas publiquement levé leur mot d’ordre à la fin de la conférence. Le bras de fer social s’ajoute au débat budgétaire de la LFR 2026.
D. TANDIANG (Avec PressAfrik)


































