La crise dans le secteur du transport n’en n’est pas encore à son épilogue. La tutelle et les transporteurs semblent se livrer à un dialogue de sourds. Pendant que le ministère parle d’avancée, les transporteurs eux constatent ont blocage et décide de maintenir leur mouvement d’humeur.
« Pour le moment la grève va se poursuivre. Après avoir recueilli les avis de la base, nous communiquerons sur la conduite à tenir. Mais en attendant le mouvement d’humeur va se poursuivre jusqu’à nouvel ordre », a déclaré Alassane Ndoye, secrétaire général de la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal, qui dit s’en remettre d’abord à la base. Selon lui, après 9 tours d’horloge de pourparlers, « aucun accord n’a été trouvé ». « Nous avions inscrit dix points sur notre plateforme de revendication, aucun point n’a été satisfait par l‘Etat. Tout porte à croire que l’autorité n’est pas encore dans les dispositions de dialoguer et de trouver des solutions aux problèmes auxquels les transporteurs font face », a dit M. Ndoye.
Contrairement aux transporteurs, le ministère est Transports terrestres et aériens estime que le dialogue tenu dimanche a permis de faire des avancées sur six des dix points de revendication. Selon le communiqué de la tutelle, au titre des avancées enregistrées, les parties ont convenu de la modernisation du contrôle technique, avec le déploiement de « bancs mobiles » dans les régions afin de réduire les déplacements vers Dakar. Selon le document, le lancement de ce dispositif est prévu pour fin avril 2026, avec une évaluation attendue en juin, tandis qu’une éventuelle prolongation des délais de conformité jusqu’à cette période est à l’étude. « S’agissant des opérations de pesage, rajoute le document, des instructions strictes ont été données pour mettre fin aux tracasseries signalées sur les axes routiers, à travers une normalisation des contrôles, avec effet immédiat et un suivi permanent, fait savoir la tutelle ».
« La régularisation administrative des véhicules, notamment des cartes grises, fait également partie des mesures retenues », poursuit-elle.
Ce lundi, le trafic routier risque encore d’être perturbé par les transporteurs.
Depuis lundi, la Fédération des syndicats des transports routiers, regroupant plusieurs syndicats et regroupements des transports routiers du Sénégal a appelé à une grève de 72 heures.
Les transporteurs fustigent le manque de réponses satisfaisantes à leurs revendications. Ils dénoncent notamment les tracasseries routières et le non-respect, selon eux, des accords sur la réduction des points de contrôle.
Par Dieynaba TANDIANG































