Les acquéreurs de terrains de CDC Habitat au Sénégal, à travers leur collectif, exigent la livraison immédiate de leurs terrains. D’après le collectif, les terrains sont vendus depuis 2021 et jamais livrés.
D’après le communiqué parvenu à notre rédaction, c’est des centaines de familles qui sont abandonnées. Et c’est plus de 40 milliards de FCFA versés. « Depuis 2021, CDC Habitat – ex CGIS, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), a commercialisé des terrains au Sénégal, avec une promesse contractuelle de livraison en juin 2023. Des centaines d’acquéreurs ont signé, payé, et attendu. À ce jour, aucun terrain n’a été livré », informe-t-on dans le document.
Le document précise : « Une grande partie des acquéreurs lésés sont des membres de la diaspora sénégalaise établis à l’étranger – aux Etats Unis, en Europe et dans d’autres pays. Ces citoyens sénégalais ont investi leurs économies depuis l’étranger, avec la conviction de participer au développement de leur pays d’origine et d’y préparer leur retour ou celui de leur famille ».
D’après la source, cette dimension aggrave considérablement la situation : « Des émigrés ont travaillé des années à l’étranger, privés de leur famille, pour économiser et investir dans ce terrain : leur projet de vie au Sénégal ; Certains ont contracté des emprunts bancaires dans leur pays de résidence, remboursables en devises étrangères, pour un bien au Sénégal qu’ils n’ont toujours pas reçu ; D’autres ont hypothéqué des biens aux Etats-Unis ou encore en Europe pour financer leur acquisition, faisant confiance à une institution publique sénégalaise ; La distance géographique rend ces acquéreurs encore plus vulnérables : impossibilité de se rendre sur place régulièrement, dépendance totale aux communications de CDC Habitat, isolement face aux démarches administratives ; Ce sont des ambassadeurs du Sénégal à l’étranger, dont le lien avec leur pays d’origine est aujourd’hui abîmé par cette trahison institutionnelle ».
Le communiqué précise que cette situation plonge des centaines de familles dans un désarroi total : économies englouties, emprunts qui courent, maisons hypothéquées, projets de vie suspendus.
« Sur le plan psychologique, l’incertitude prolongée et les promesses répétées puis brisées ont généré une souffrance profonde au sein des foyers concernés. Ce qui est en jeu dépasse un simple litige commercial : c’est la confiance de la diaspora envers les institutions sénégalaises, et sa volonté d’investir au Sénégal, qui sont durablement menacées », précise le communiqué.
Le collectif exige la livraison immédiate des terrains, avec un calendrier précis, contraignant et public ; La reprise sans délai des réunions d’échange annulées sans motif, avec la présence des représentants des acquéreurs et de leurs conseils ; Une indemnisation intégrale de tous les préjudices subis : intérêts bancaires, surcoûts de logement, préjudice moral ; La communication transparente des engagements pris lors des réunions avec les directions générales ; L’intervention des autorités sénégalaises compétentes – Gouvernement, Assemblée nationale, institutions de contrôle – pour que CDC Habitat réponde de ses manquements.
« Face à une situation devenue intenable pour les acquéreurs, nous demandons solennellement au Gouvernement du Sénégal de prononcer la suspension immédiate de tout nouveau projet immobilier initié par CDC Habitat, afin de mettre un terme à une dérive préjudiciable et persistante. En effet, depuis sa création, CDC Habitat n’a procédé à la livraison complète d’aucun des projets engagés », mentionne-t-on dans le document.
Par Massaër DIA






























