Les héritiers de feu Ibrahima Niang depuis plus de trois ans courent derrière les un milliard quatre vingt six millions de F CFA que l’Etat du Sénégal leur doit dans l’affaire des terres que leur paternel avait cédées à la Sococim. En effet, selon des sources médiatiques, la deuxième Chambre civile a statué publiquement et contradictoirement sur cette affaire en juillet 2022. Après avoir reçu l’action des héritiers de feu Ibrahima Niang, elle a déclaré l’Etat du Sénégal responsable sur le fondement des articles 141 et 142 du Code des obligations de l’administration. L’Etat a ainsi été condamné à payer aux héritiers de feu Ibrahima Niang la somme d’un milliard quatre-vingt-six millions deux Cent trente-trois mille deux cent dix-huit francs (1086 233 218) Fcfa à titre de réparation. Une information confirmée par Mouhamadou ASAS Niang, parlant au nom de la famille.
Revenant sur les faits, il a rappelé En 1948 sont père avait cédé ses terres à Sococim qui l’avait sollicité, parce qu’il détenait là-bas deux titres fonciers. « Après discussion ils voulaient acheter les terres mais ils ne sont pas tombés d’accord avec mon papa, parce que le prix qu’on lui avait proposé ne lui convenait pas. Finalement ils ont convenu d’un bail. La Sococim a payé jusqu’au décès du vieux en 1959 et dès l’année qui a suivi, il a arrêté de payer. Et quand on lui a demandé il a dit que l’argent était désormais directement versé à l’Etat », explique M. ASAS Niang.
C’est ainsi qu’ils ont engagé la bataille judiciaire, avec l’assistance de Me Assane Dioma Ndiaye et au final l’Etat a été condamné à leur payer un milliard 86 millions de F CFA. Depuis lors, l’Etat du Sénégal tarde à s’exécuter. Raison pour laquelle, les héritiers de feu Ibrahima Niang interpellent les autorités au plus haut niveau. « Nous avons écrit une lettre à Diomaye et on compte également saisir Birahim Seck de l’Ofnac », a confié ASAS Niang dans un entretien téléphonique. Les héritiers de Feu Ibrahima Mbaye invite ainsi l’Etat à exécuter la décision de justice afin qu’ils puissent rentrer dans leurs fonds.
Par Dieynaba TANDIANG

































