L’animateur Pape cheikh Diallo, Djiby Dramé et cie sont placés sous mandat de dépôt et le dossier est confié à un juge d’instruction. Le procureur du Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guediawaye a ajouté le délit de blanchiment de capitaux aux Chefs d’accusation de transmission volontaire du VIH et d’actes contre-nature.
Le dossier n’a pas traîné sur la table du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye Saliou Dicko. Le chef du parquet n’a laissé aucune chance à l’animateur Pape Cheikh Diallo, à l’artiste Djiby Dramé et à leurs co-prévenus en corsant considérablement le dossier. En plus des infractions pour lesquelles le groupe a été initialement déféré, le procureur a visé dans son réquisitoire introductif le chef d’inculpation redoutable de blanchiment de capitaux.
Le maître des poursuites a ensuite requis le mandat de dépôt contre l’ensemble des mis en cause nommément cités soit Pape Salif Rall Thiam, Ibrahima Camara, Adama Diallo, Mansour Bassirou Baldé, Mamadou Gning, Sana Ba, Bachir Ka, Bekaye Faye, Djiby Dramé, Bekaye Ndiaye, Doudou Lamine Dieng et Cheikh Ahmadou Tidiane Diallo dit Pape Cheikh Diallo.
Il faut rappeler que ce groupe était poursuivi lors de l’enquête préliminaire pour les délits d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature avec transmission volontaire du VIH/Sida par rapports sexuels non protégés et de mise en danger de la vie d’autrui.
Le juge d’instruction du premier cabinet a suivi intégralement le réquisitoire du procureur de la République en plaçant tous les inculpés sous mandat de dépôt. Le magistrat instructeur a ainsi ouvert une information judiciaire qui scelle pour l’heure le sort de ces personnalités désormais sous les verrous.
Babacar Ba, président du Forum du justiciable, est le premier acteur de la société civile à monter au créneau. Dans une déclaration ferme, il interpelle directement les autorités et la justice sur les enjeux de santé publique et de respect des lois. Pour le président du Forum du justiciable, l’heure n’est plus à l’observation. « Dans cette affaire de déviance qui défraie la chronique, il appartient aux autorités, au plus haut niveau de l’État, d’engager sans faiblesse la lutte contre les actes contre nature, la transmission volontaire du VIH/Sida et toute mise en danger délibérée de la vie d’autrui », a-t-il martelé. Il souligne que ces comportements ne relèvent pas seulement de la sphère privée dès lors qu’ils «constituent une menace grave pour la santé publique».
Face à l’ampleur des accusations et au profil des personnes citées, Babacar Ba insiste sur la nécessité d’un traitement judiciaire exemplaire, loin de toute influence extérieure. « Face à une affaire d’une gravité extrême, la justice sénégalaise doit exercer pleinement ses responsabilités avec indépendance et impartialité, à l’abri de toute pression, conformément aux principes de l’État de droit », conclut-il.
Avec seneweb.com































