La direction de la Prévision et des études économiques (Dpee), dans son document : « Situation économique et financière en 2025 et perspectives 2026-Novembre 2025 », note que la LFI 2026 prévoit des recettes pétrolières à hauteur de 669,4 milliards de FCFA.
La Dpee note qu’au niveau des finances publiques, la LFI 2026 prévoit des recettes pétrolières à hauteur de 669,4 milliards de FCFA avec un prix du baril à 64,3 $. Et en cas d’hypothèses d’un cours du baril à 77,2 $, les recettes ressortiraient à 686,8 milliards, soit un gain de 17,4 milliards lié à l’effet prix. « Concernant les recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures, elles sont programmées pour un montant de 76,0 milliards (0,3% du PIB) dans la LFI 2026. Avec un baril à 77,2 $, elles ressortiraient à 99,8 milliards, soit 0,4% du PIB.
Le montant de recettes additionnelles issues des mesures du plan de redressement économique et social (PRES) et inscrit dans la LFI 2026 est estimé à 762,6 milliards, soit 3,3% du PIB. En cas de non recouvrement significatif de ces recettes, en raison de problèmes administratifs ou suite à une baisse du volume de certaines assiettes, consécutive à l’application de la mesure, l’Etat pourrait procéder à des coupes de dépenses du montant équivalent au manque à gagner », note la Dpee.
Et la source précise qu’à défaut, le déficit pourrait se creuser, ce qui entraînerait parallèlement un accroissement du besoin de financement. « En outre, une diminution de 40% de la production agricole conduit à une perte estimée à 4,2 points de croissance du PIB en 2026. Par conséquent, la croissance initialement projetée à 5,0% devrait chuter à 0,8%.
Au niveau du secteur productif, une baisse de la production de pétrole et de gaz affecterait l’économie à travers les activités extractives. Une diminution ponctuelle de 50,0% de la production de pétrole de gaz en 2026 devrait se traduire par un taux de croissance de 1,8% du PIB réel en 2026, contre une prévision initiale de 5,0%, soit une perte de 3,2 points de pourcentage », souligne la source.
D’après la Dpee, l’activité économique interne reste singulièrement vulnérable face aux incertitudes qui planent sur l’économie mondiale. « En effet, les tensions géopolitiques à l’échelle sous régionale et internationale restent un défi majeur pour le Sénégal. Au plan international, l’économie sénégalaise est particulièrement vulnérable aux fluctuations des cours du pétrole et du gaz, au durcissement des conditions de financement et à la hausse des prix des produits alimentaires », note la source. Et le document de rajouter : « En termes de classification, le premier facteur de perturbation du cadrage macroéconomique est le relèvement plus que prévu du cours du pétrole et du gaz, suivi du renchérissement des produits alimentaires.
Au niveau interne, la classification selon la probabilité d’occurrence des chocs peut être retenue comme suit : une production de pétrole et de gaz plus faible que prévue ; une baisse de la pluviométrie ; une faible mobilisation des ressources liées aux mesures du plan de redressement et les risques liés aux changements climatiques. Enfin, la non conclusion d’un programme avec le FMI constitue également un risque important de réduction des marges de manœuvre budgétaire. Ainsi, une hausse de 20% du cours du baril par rapport à l’hypothèse de la LFI, soit 77,2 $, entraînerait une baisse de la valeur ajoutée de l’activité du raffinage de l’ordre de 15,9% par rapport à la prévision de la LFI, un effet marginal sur la croissance globale et un impact faible sur les recettes fiscales hors pétrole, toutes choses étant égales par ailleurs ».
« Par ailleurs, ce niveau de cours de baril devrait relever, toutes choses égales par ailleurs, les revenus des exportations de produits pétroliers bruts et atténuer la balance commerciale. Il convient de noter que cette simulation suppose que la SAR ne dispose pas de stocks de sécurité en huiles brutes de pétrole », note la source.
Par Massaër DIA.
































