Cérémonie de remise d’attestations à l’ANAT (agence nationale de l’aménagement du territoire) l’Anat, l’Esea et la Datuh et l’Ucad en première ligne pour une planification urbaine résiliente.
C’est sous les lambris de l’agence nationale de l’aménagement du territoire que s’est tenue ce 30 avril 2026 une cérémonie hautement symbolique : la remise d’attestations de formation à douze auditeurs venus de l’union des Comores, thème central : « intégration des risques naturels et climatiques dans la planification urbaine et territoriale ». Un enjeu vital à l’heure où le dérèglement climatique frappe de plein fouet les états insulaires.
La cérémonie était placée sous la présidence effective de l’ambassadeur de l’union des Comores au Sénégal, à ses côtés, un parterre de personnalités : le vice-recteur de l’Ucad Mme Maguette Dieng, le directeur général de Esea Ibrahima Ndiaye, le directeur général de l’Anat ; Tidiane Sidibé, le Président du conseil de surveillance de l’Anat Sidy Alboury Ndiaye et le directeur de cabinet du ministre de l’urbanisme et de l’Aménagement du territoire.
La cérémonie a été marquée par l’intervention de l’orateur dont le discours a captivé l’auditoire.
Prenant la parole, le Dg Tidiane Sidibé a insisté sur l’urgence d’agir, il a déclaré : » le climat ne négocie pas, il impose. à nous d’imposer la planification ou de subir le chaos », déclenchant une vive approbation du présidium et des récipiendaires.
Le directeur général de l’Anat Tidiane Sidibé a tenu à remercier m. balla moussa Fofana, ministre de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, ainsi que les maires de Bargny et de Sangalkam, territoires en première ligne face à l’érosion côtière. Son message était clair : « Le changement climatique dont le monde entier parle n’est plus une projection, c’est notre quotidien. L’aménagement du territoire devient l’outil majeur pour bâtir un monde meilleur et anticiper l’inacceptable. » il a salué la solidité du partenariat Sénégal-Comores et l’excellence de la synergie Anat-Esea.
Pour Sidy Alboury Ndiaye, président du conseil de surveillance de l’Anat, « cette formation dépasse largement une simple remise de diplôme. Ces récipiendaires repartent avec des acquis qui doivent se transformer en actions complètes sur le terrain. C’est ça, la vraie coopération sud-sud : celle qui produit des lendemains meilleurs et des solutions endogènes. »
l’Esea, creuset de l’expertise africaine le directeur de l’Esea Ibrahima Ndiaye n’a pas caché sa fierté d’avoir abrité cette cohorte. Une fierté partagée par le professeur Maguette Dieng, enseignante-chercheuse, représentante du recteur de l’Ucad, le Pr Alioune Badara Kandji. S’adressant aux douze auditeurs comoriens, elle a lancé : « vous avez un grand défi à relever. Nous devons ensemble anticiper le changement climatique. Vous avez été à la hauteur durant toute votre formation, mais sachez que ceci n’est qu’un point de départ qui vient de démarrer mais nous avons confiance en vous ». Le représentant de la communauté comorienne a exprimé une gratitude profonde à l’Anat, aux maires de Bargny et Sangalkam, et à l’Ucad : « Les modules et les visites de terrain ont enrichi nos expériences professionnelles. Nous nous engageons à apporter notre contribution dans la lutte climatique ». Il a tenu à décerner une mention spéciale à Cheikh Ibrahima Diédhiou qui a transformé l’impossible en possible.
L’ambassadeur de l’Union des Comores a rappelé une réalité implacable d’où l’impératif pour les récipiendaires de devenir des formateurs chez eux. La responsabilité est beaucoup plus grande qu’on le pense. Il a magnifié la coopération exemplaire entre Dakar et Moroni : « là où la diplomatie comorienne n’a pas d’ambassade, c’est l’ambassadeur du sénégalais qui nous représente.
Peu de gens mesurent la profondeur de ce lien. » le représentant du ministre de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a clôturé la cérémonie au nom de Balla moussa Fofana. Il a officiellement déclaré la fin de la formation tout en remerciant le gouvernement comorien pour cette marque de confiance envers le Sénégal et en saluant tous les partenaires qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite des récipiendaires comoriens.
Une cérémonie riche en émotions et en perspectives : visages rayonnantes, poignées de mains appuyées, photos de famille, la remise des attestations a consacré douze nouveaux ambassadeurs de la résilience climatique. Entre Dakar et Moroni, un pont de compétence vient d’être bâti car comme l’a rappelé le partenaire, et une solution africaine
Par Abdou Khadre NDIAYE



































