La Journée internationale de la diversité biologique de 2026, célébrée sous le thème « Des actions locales à l’impact mondial », sera une occasion de rappeler que les grands changements commencent à petite échelle. Célébrée le 22 mai de chaque année, cette Journée est aussi une occasion d’inverser la tendance à la perte de la biodiversité.
Par Idrissa NIASSY
Dans le monde, les trois quarts (3/4) de l’environnement terrestre et environ 66 % du milieu marin ont été significativement modifiés par l’action humaine. Au même moment, 1 million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction. C’est pourquoi, à l’occasion de la célébration de Journée internationale de la diversité biologique le vendredi 22 mai 2026, dont le thème est axé sur : « Des actions locales à l’impact mondial », la communauté internationale est appelée à réexaminer sa relation avec le monde naturel, où une chose est sûre : malgré nos avancées technologiques, nous dépendons entièrement d’écosystèmes sains et dynamiques pour notre eau, notre nourriture, nos médicaments, nos vêtements, notre carburant ou notre énergie, par exemple. Il est donc impératif de respecter, protéger et restaurer notre richesse biologique, tout en rappelant que les grands changements commencent à petite échelle.
En décembre 2022, le monde s’est réuni et s’est accordé sur un plan mondial visant à transformer notre relation avec la nature. L’adoption du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal, également connu sous le nom de Plan pour la biodiversité, établit 23 cibles à l’horizon 2030 et quatre (4) objectifs mondiaux à atteindre d’ici à 2050, afin de stopper et inverser la perte de la biodiversité. Parmi ces objectifs figurent la restauration de 30 % des écosystèmes dégradés, la préservation de 30 % des terres, des cours d’eau et des mers, la réduction de 50 % de l’introduction ou implantation d’espèces exotiques envahissantes et la mobilisation de 200 milliards de dollars par an en faveur de la biodiversité, le tout d’ici à 2030. Le succès de ce plan visant à inverser la tendance à la perte de biodiversité repose en effet sur la force des actions menées localement, c’est-à-dire sur l’engagement des communautés, des organisations et des pouvoirs publics qui travaillent main dans la main. Cette campagne vise également à susciter un sentiment d’urgence.
D’ici à 2026, il ne restera que quatre ans pour atteindre les objectifs à court terme du plan pour la biodiversité et les Objectifs de développement durable (Odd). Raison pour laquelle, le monde doit agir maintenant.
La diversité biologique, ou biodiversité, est le terme qui désigne toutes les formes de la vie sur Terre et les caractéristiques naturelles qu’elle présente. Cette diversité s’explique généralement en termes de la vaste gamme de plantes, d’animaux et de micro-organismes. Mais la biodiversité s’étend également aux différences génétiques à l’intérieur de chaque espèce comme, par exemple, des différences entre des variétés de plantes cultivées et de races de bétail. Les chromosomes, les gènes, et l’Adn déterminent le caractère unique de chaque individu à l’intérieur de chaque espèce. La biodiversité offre en outre d’innombrables services, tant au niveau local que mondial. Les poissons assurent 20 % de l’apport protéique à environ trois (3) milliards de personnes. Plus de 80 % de l’alimentation des êtres humains est assurée par des plantes.
Près de 80 % des habitants des zones rurales des pays en développement ont recours aux médicaments traditionnels à base de plantes pour les soins de base. Raison pour laquelle, sa perte est une réelle menace pour notre santé. Il a été prouvé que la perte de biodiversité pouvait étendre les zoonoses, maladies infectieuses transmises par les animaux aux humains, alors que, d’autre part, si nous gardons la biodiversité intacte, elle offre d’excellents outils pour lutter contre les pandémies, comme celles causées par les coronavirus.






























