La Direction de la coopération décentralisée (Dircod) en partenariat avec le Centre d’appui à la promotion du leadership inclusif (Capli), ont organisé mercredi, une session de formation axée sur le leadership inclusif, l’égalité de genre et la gouvernance territoriale. Cette formation vise à renforcer les capacités des femmes élues et des acteurs institutionnels impliqués dans la promotion du genre et du développement territorial.
Ce mercredi a démarré, à la sphère ministériel à Diamniadio, une formation de trois jours, destinées aux actrices du leadership féminin et de l’égalité, notamment les responsables des cellules genre des différents ministères, les représentants des Collectivités territoriales, du secteur de l’éducation ainsi que les représentants des associations faîtières d’élus.
« Cette initiative traduit notre volonté commune de renforcer la participation effective des femmes dans les espaces de décision et de promouvoir une gouvernance territoriale plus inclusive, plus équitable et davantage sensible au genre. Elle s’inscrit pleinement dans les orientations nationales et internationales visant à consolider le leadership féminin et à favoriser l’égalité des chances dans la gestion des affaires publiques », a expliqué Baye Mayoro Diop, directeur de la coopération décentralisée.
Ce dernier estime que cette session de formation est organisée dans le cadre du projet « Égalité Maintenant ! Leadership des femmes dans la politique municipale pour la territorialisation de l’égalité » (CAPPLI – Phase 2), mis en œuvre avec l’appui du FAMSI et de ses partenaires. « Lancée en 2023 par les FOND Andalou des Municipalités pour la solidarité internationale (Famsi) et ses différents partenaires, la première phase fut soldée par plusieurs expériences menées au Maroc, en Tunisie et en Mauritanie. La deuxième phase qui s’étend de 2025 à 2026 s’est élargie avec les femmes élues du Sénégal, notamment avec les communes de Golf Sud, Kahone et Saint-Louis », dit-il.
En outre, explique M. Diop, les activités prévues au Sénégal marquent une étape importante dans la mise en œuvre du programme, elles représentent en effet comme celle de car considérées comme la phase de consolidation des acquis, phase de renforcement des échanges Sud-Sud et d’émergence d’un leadership féminin local capable d’influencer durablement les politiques territoriales.
Par ailleurs, le directeur de la coopération décentralisée a indiqué que les attentes sont nombreuses, elles vont de la formation des femmes sur les questions leadership d’inclusion de participation à la conception, des politiques publiques jusqu’à l’intégration des femmes dans les processus décisions. Et selon lui, beaucoup de résultats seront attendus au terme de ce programme il y a également les recours d’expériences, les échanges d’expériences entre les femmes élues et les femmes qui sont dans la promotion des femmes.
« Le 19 sera consacré à une session de coaching au profit des femmes élues locales de 25 communes du Sénégal afin de leur fournir les outils, compétences. Et connaissances nécessaires pour renforcer leur influence dans les processus de décision et contribuer efficacement au développement de leurs territoires », a fait savoir M. Diop.
Ces rencontres offriront un cadre d’échanges, de partage d’expériences et de renforcement des capacités sur les enjeux liés à l’égalité et au leadership transformationnel des femmes dans le contexte de la décentralisation.
Pour sa part, Aïda Mbaye Dieng, adjointe au maire commune de Saint-Louis confie que sa municipalité travaille avec l’Ong Famsi grâce à l’intercommunalité du département de Saint-Louis. « Nous avons eu à échanger avec l’Andalou nous avons fait des déplacements et nous avons visité plusieurs communes nous avons pris des exemples de coopérative agricole mais également de coopérative de femme, l’évolution des femmes au niveau des collectivités et vous savez qu’ici au Sénégal nous avons la parité qui nous permet de renforcer la qualité de la femme dans les collectivités territoriales, parce qu’il nous faut des femmes qui peuvent booster leurs communes départements pour qu’on puisse avancer », a-t-elle fait savoir.
« On a eu ces relations avec Famsi mais également on a d’autres relations avec Famsi par rapport au développement dans les collectivités territoriales, dans l’intercommunalité pour que les femmes puissent avancer », conclut-elle.
Par Dieynaba TANDIANG
































