En marge de la célébration de l’année internationale des agricultrices 2026, organisée à Némabah, dans la commune de Toubacouta (département de Foundiougne), sous l’égide de la Fao, l’artiste et ambassadrice de bonne volonté Coumba Gawlo Seck, a lancé un vibrant appel aux gouvernements et aux partenaires internationaux. Face au rôle central des femmes dans la sécurité alimentaire, elle estime qu’il est temps d’investir davantage dans leurs projets afin de renforcer leur autonomie économique et leur contribution au développement.
Par Idrissa NIASSY
« Les femmes rurales nourrissent leurs familles, soutiennent les économies locales et participent activement à la production alimentaire. Pourtant, elles continuent de faire face à un accès limité aux financements, aux terres, aux équipements et aux marchés ». C’est ce message qu’a porté Coumba Gawlo Seck lors de la célébration de l’année internationales des agricultrices 2026, tenue hier à Némabah, dans la commune de Toubacouta (département de Foundiougne). Devant les autorités administratives, les organisation paysannes de femmes et les partenaires techniques et financiers, la championne de la Fao a exhorté les gouvernements ainsi que les institutions internationales à accroître les investissements destinés aux initiatives portées par les femmes rurales. « J’invite les décideurs et les bailleurs à mobiliser davantage de ressources pour financer les projets et programmes en faveur des femmes rurales, des jeunes filles et des entrepreneures agricoles », a-t-elle déclaré.
Avant d’ajouter : « chaque franc investi dans une femme productrice génère des bénéfices pour sa famille, sa communauté et son pays ». Pour elle, chaque projet soutenu contribue à renforcer la sécurité alimentaire, à créer des emplois et à réduire les inégalités. La championne a également fait part que chaque initiative menée en faveur de l’autonomisation économique des femmes est « une victoire pour le développement durable ». D’après cette dernière, lorsque nous investissons dans l’agriculture, nous investissons non seulement dans la paix, dans les femmes, dans l’avenir, mais aussi dans les jeunes, les communautés rurales, tout en construisant des sociétés plus fortes et plus résilientes face aux effets du changement climatique. Malgré cette contribution essentielle, elles demeurent les premières victimes des inégalités d’accès aux ressources productives.
Cette célébration, organisée sous l’égide de la Fao, a servi de tribune pour mettre en lumière le rôle stratégique des agricultrices dans la lutte contre la faim, la pauvreté et l’insécurité alimentaire. C’est pourquoi, la diva appelle ces dernières à ne point douter de leur pouvoir. « Vous êtes non seulement les gardiennes de nos traditions, mais aussi les innovatrices qui façonnent l’avenir de l’agriculture africaine », a-t-elle dit. Et de poursuivre : « vous êtes aussi les bâtisseuses de nos économies locales, les héroïnes de la sécurité alimentaire et la force qui nourrit l’Afrique ». Elle est invité également à continuer à croire en elles, à entreprendre, à continuer à innover et à inspirer les générations futures. Elle a profité de cette occasion pour inciter ces braves femmes à chanter avec elle une de ses chansons fétiches « Bagne naa Bagne naa Douma Femme Objet Bagne naa. Niaari lokhoy tak toubeuye Témoy tak seur Bagnne naa…. », sous un chaud soleil de l’hivernage.
Abondant dans le même sens, la Coordonnatrice sous-régionale de la Fao pour l’Afrique de l’Ouest et Représentante de la Fao au Sénégal, Mme Bintia Stephen Tchicaya, a fait savoir que les femmes rurales produisant une grande partie de l’alimentation consommée dans les ménages, restent les grandes oubliées des politiques de financement agricole. C’est pourquoi, dira-t-elle : « cette année qui la vôtre, vise à reconnaître votre contribution essentielle aux systèmes agroalimentaires tout en mobilisant davantage d’investissements, de politiques publiques et de partenariats afin de lever les obstacles qui limitent encore votre plein potentiel ». Pour elle, ces femmes ne sont pas seulement bénéficiaires du développement. « Elles en sont des actrices majeures, des productrices, entrepreneures, innovatrices, gestionnaires, éducatrices et leaders du changement au sein de leurs familles et de leurs communautés », a déclaré la Représentante de la Fao au Sénégal.
« Il est temps pour les femmes de jouer leur partition dans le développement économique de leur communauté », a déclaré pour sa part Gnima Diouf, Secrétaire générale du Gie « Yoni Ndiofor » de Némabah. Pour cette battante, les femmes représentent non seulement les quatre points cardinaux, mais sont la solution pour les hommes. Ce que confirme d’ailleurs le chef de village de la localité Lamine Diamé : « ce que femme veut, Dieu le veut. Sans elles, la vie des hommes ne serait qu’à moitié bide ».



































