Les classes s’ouvrent aujourd’hui, lundi 12 octobre 2026, mais la communauté éducative s’inquiète des perturbations dues au climat social tendu entre l’Etat et les enseignants.
À la veille de la rentrée 2026 – 2027, les enseignants, notamment le Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS), ont menacé d’aller en grève si leurs revendications qui ont fait l’objet d’un accord avec le gouvernement ne sont pas satisfait.
Sur ce point, le ministre de l’Éducation Nationale se veut rassurant. « Globalement, je pense qu’on ne devrait pas avoir de grandes perturbations », assure Moustapha Guirassy sur la RTS dans l’émission Point de Vue.
Evoquant les préoccupations exprimées par les syndicats, notamment sur les indemnités, les statuts et la signature de certains actes administratifs, il a indiqué que les discussions se poursuivent avec les organisations syndicales, en particulier celles regroupées au sein du G7. Le ministre a fait savoir que les rencontres avec les partenaires sociaux se tiennent régulièrement au ministère et que certaines périodes ont donné lieu à deux réunions mensuelles. Un Conseil interministériel a également été consacré aux revendications des enseignants. Des avancées auraient été enregistrées sur plusieurs points, même si d’autres dossiers nécessitent, selon lui, une accélération, affirme-t-il.
Moustapha Mamba Guirassy considère les syndicats comme des partenaires de la transformation de l’école. Selon lui, leurs revendications sont légitimes et la régularité des échanges permet de mieux suivre les engagements pris par l’État. Il reconnaît néanmoins que la situation budgétaire impose des contraintes.
Cependant, M. Guirassy se dit ainsi confiant quant à la possibilité d’éviter de grandes perturbations au cours de l’année scolaire. Par ailleurs, il mise sur la poursuite du dialogue, le respect des engagements et le renforcement des effectifs pour préserver la continuité des enseignements. « Cet effort dépasse la seule gestion de la rentrée. Il s’inscrit dans les ambitions de transformation du pays portées par l’Agenda Sénégal 2050, qu’il estime indissociables de l’école et de la formation des jeunes », affirme-t-il.
Le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS) a annoncé des perturbations aucours de l’année scolaire 2026-2027. Le syndicat dénonce l’immobilisme du gouvernement et l’absence, selon lui, d’avancées dans la mise en œuvre du protocole d’accord signé en avril dernier avec les organisations syndicales d’enseignants.
En outre, Pour résorber le déficit en ressources humaines dans les établissements publics l’Etat a pris des décisions fortes. « C’est 8 400 et quelques enseignants que l’État du Sénégal, cette année, pour la rentrée, va déployer », a annoncé Moustapha Guirassy. Ce contingent, diit-il, regroupe les sortants des Centres régionaux de formation des personnels de l’éducation (CRFPE), de la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF), de l’Université Gaston Berger (UGB), ainsi que 2 527 agents issus du dernier recrutement spécial.
Concernant les désagréments causés par les fortes pluies qui se sont abattues sur le territoire national ces derniers jours, le ministre de l’Education renseigne que la rentrée se passera bien et que les écoles sont mis dans les conditions pour accueillir des potaches,
Pour éviter ce genre de désagrément, M. Guirassy annonce que « L’année prochaine, par exemple, parce que là nous avons le temps, nous pouvons aller vers une semi-académisation », a annoncé le ministre. Cette approche permettrait d’adapter les dates de reprise et de fermeture des classes selon les vulnérabilités climatiques de chaque région, tout en préservant le caractère national des examens et concours.
Par Ibrahima DIOP





































