Le ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique a procédé hier, à l’Amp de la Somone, au lancement du compte à rebours « One Year to Go ». Cette activité qui entre dans le cadre des préparatifs du 6ème Congrès international sur les Aires marines protégées (Impac 6), est une occasion pour les communautés riveraines de présenter leurs doléances aux autorités étatiques.
Par Idrissa NIASSY
Le 6ème congrès international sur les Aires marines protégées (Impac 6), qui aura lieu au Sénégal en 2027, s’impose comme un rendez-vous stratégique pour repenser la gouvernance des ressources marines à l’échelle mondiale. Cet événement qui sera accueilli par le pays de la Téranga au nom de toute l’Afrique, verra au cœur des débats, une exigence forte : faire en sorte que les communautés riveraines soient les premières bénéficiaires des résultats issus d’une gestion durable et efficace des Aires marines protégées, comme l’a voulu d’ailleurs le président du Réseau des comités de gestion des Aires marines protégées (Amp), Abdou Karim Sall. « Les retombées du Congrès doivent permettre que les communautés riveraines des Amp maintiennent durablement leurs engagements et soient les premiers bénéficiaires des résultats d’une gestion durable et efficace du réseau des comités de gestion des Amp », a-t-il déclaré. Cette décision, selon lui, fait partie des doléances que les communautés riveraines veulent porter à l’Impac 6, a-t-il ajouté.
Le président du Réseau des comités de gestion des Aires marines protégées s’exprimait en marge de la cérémonie officielle de lancement du compte à rebours « One Year to Go » du 6ème Congrès international sur les Aires marines protégées. Cet événement réunira experts, décideurs, chercheurs et acteurs communautaires. Il permettra également de mettre en lumière l’importance d’une approche inclusive dans la gestion des espaces marins protégés. Il a aussi insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les populations locales dans les processus de décision, de planification et de suivi des politiques de conservation.
Pour lui, la tenue de cet événement international au Sénégal « traduit déjà une reconnaissance du travail accompli, de l’aboutissement d’un engagement quotidien, souvent discret mais déterminé, des communautés locales en faveur de la préservation de nos ressources marines côtières ». Il a profité de cette occasion pour solliciter l’accompagnement des autorités sénégalaises pour la prise en charge des préoccupations des acteurs communautaires engagés dans la consolidation des acquis dans la conservation du réseau des aires marines protégées, pour compenser les efforts des institutions appliquées et permettre la reconstitution des stocks de ressources vivantes. « Le réseau des communautés de gestion des Amp est en train d’œuvrer pour le développement de leadership communautaire environnemental et intergénérationnel au sein des collectivités territoriales qui, juste des réserves de conservation, n’ont aucune option de promouvoir les Aires marines protégées communautaires comme les meilleurs outils de développement durable de la zone côtière », a-t-il conclu.
Venu présider la cérémonie de lancement du compte à rebours, le ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique Dr Abdourahmane Diouf, a fait savoir que, « au-delà d’un simple rendez-vous, ce congrès est un symbole puissant : celui de la coopération internationale, de la responsabilité partagée et de notre engagement collectif en faveur des générations futures face aux défis majeurs qui pèsent sur les océans ». Pour lui le choix de la Somone pour ce lancement n’est pas fortuit. « Ce site emblématique incarne à lui seul la richesse exceptionnelle de notre biodiversité marine et côtière. Il témoigne également des efforts constants du Sénégal pour la préserver », a-t-il expliqué.
Avant d’ajouter : « La Somone illustre parfaitement notre ambition : concilier protection de l’environnement, développement local et valorisation durable de nos ressources naturelles ». Il a fait part, par ailleurs, que cet événement « One Year to Go » marque bien plus qu’une échéance : il constitue le point de départ d’une dynamique collective. C’est pourquoi le ministre de l’Environnement appelle à la mobilisation, à la fédération et à l’engagement de l’ensemble des parties prenantes aux niveaux national, régional et international autour d’une ambition commune : « faire de Impac 6 un succès retentissant et positionner durablement l’Afrique, à travers le Sénégal, comme un leader en matière de gouvernance des océans ».































