Deux ans après le départ de Macky Sall du pouvoir, le nouveau régime réceptionne les ouvrages laissés par ce dernier. Ce que le collectif Fatali (Rappel) trouve inélégant.
Parti du constat que certains principes républicains fondamentaux sont, de manière répétitive, négligés par les autorités de la deuxième alternance, des citoyens sénégalais, sans distinction d’appartenance politique, regrettent notamment l’absence de reconnaissance du mérite et de la contribution des prédécesseurs à l’occasion de la mise en service ou du lancement de projets structurants », indique un communiqué transmis ce week-end à la rédaction de Lii quotidien.
En effet, rappelle le collectif, lors de la mise en service du BRT, du lancement du projet de mobilisation des ressources en eau de la Nianija Bolong, de la récente ouverture partielle de l’hôpital Mame Abdou Aziz Sy Dabakh de Tivaouane entre autres, « le nom de l’ancien président Macky Sall, pourtant à l’origine de ces différents projets, n’a pas été cité par le président Bassirou Diomaye Faye ou les autorités de tutelle ».
Selon le collectif, l’exemple le plus patent demeure l’inauguration hier, par le chef de l’État, de l’autoroute Mbour-Kaolack.
« Une telle infrastructure, dont l’utilité dans la mobilité, les échanges commerciaux est sans équivoque, mérite de saluer la vision de l’initiateur », estime-t-il dans la note.
Le Collectif Fatali (Rappel) note en outre que de Senghor à Macky Sall, une tradition républicaine consistant à reconnaître le mérite et l’action des prédécesseurs a toujours été observée, au-delà des alternances politiques. « Cette reconnaissance ne relève ni de la complaisance ni d’un quelconque soutien partisan : elle participe simplement au respect de la continuité de l’État et de la mémoire institutionnelle », précise-t-il.
Le Collectif Fatali (Rappel) regrette ainsi que cette exigence de bienséance républicaine tende aujourd’hui à être ignorée. Par conséquent, il invite le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ainsi que l’ensemble des autorités de l’État à intégrer davantage, dans leur démarche, le respect de l’héritage institutionnel et la reconnaissance du mérite de ceux qui ont contribué à bâtir les infrastructures dont le Sénégal bénéficie aujourd’hui.
Le Collectif Fatali (Rappel) estime que le Sénégal s’est toujours distingué par la solidité de ses institutions et par une certaine élégance dans la gestion des alternances. « Préserver cet héritage, c’est aussi préserver ce qui fait de notre pays une République unique et respectée », plaide-t-il.
Par Dieynaba TANDIANG
































