Le Réseau 1001 Femmes a organisé le samedi 10 octobre 2026 la première édition du Forum de l’Investissement Stratégique sur l’Entrepreneuriat Féminin. La rencontré a été marquée par le lancement officiel du Programme ESSOR, un accélérateur d’élite destiné à transformer les PME dirigées par des femmes en championnes régionales. L’accès à l’investissement a été abordé par les initiateurs du forum.
Mme Pauline Touré, Présidente du Réseau 1001 Femmes, affirme : « C’est un immense honneur et un réel privilège de prendre la parole devant vous aujourd’hui à l’occasion de l’ouverture officielle du forum des investissements stratégiques sur l’entrepreneuriat féminin. Votre présence, la qualité de vos invités d’honneur et la mobilisation exceptionnelle de nos partenaires financiers témoignent d’une chose essentielle : l’heure de l’industrialisation féminine a sonné. Le thème retenu aujourd’hui est au cœur des grands défis de notre continent, de la subsistance à l’excellence industrielle, les normes de qualité, le mentorat et la résilience seront au service de la souveraineté économique du Sénégal. Pendant trop longtemps, l’entrepreneuriat féminin en Afrique et particulièrement au Sénégal a été perçu sous le prisme exclusif du microcrédit ou de la simple subsistance ».
Elle poursuit : « Nous pouvons mobiliser l’épargne locale, la solidarité économique pour financer nos propres investissements, tout en restant éco-responsable et solidaire de nos communautés globales. Chères sœurs, chères entrepreneuses, ce forum est le vôtre. Saisissez chaque opportunité, écoutez les influences des acheteurs, apprenez des experts. Aux institutions qui nous accompagnent, je vous demande d’écouter les réalités du terrain pour proposer des solutions agiles. Les protocoles d’accord que nous signerons après ce forum ne seront pas de simples signatures sur du papier, mais des pactes de croissance pour l’avenir de notre pays ».
Elle conclut : « La volonté seule ne suffit plus pour conquérir les corridors de l’UEMOA ou de la ZLECAF. Le passage à l’échelle exige de la rigueur juridique, technique et financière. Avec le Programme ESSOR, nous ne sollicitons pas de l’aide ; nous présentons aux investisseurs des entreprises structurées, conformes et prêtes pour l’investissement ».
La représentante du ministre de la famille et des solidarités, affirme : « L’autonomie des politiques économiques ne doit pas se limiter à la création des unités génératrices de revenus, mais doit ultérieurement à la création d’entreprises viables, compétitives, innovantes et à pas de progresser, de conduire durablement à la transformation de notre économie. L’entrepreneuriat féminin occupe une place essentielle dans l’environnement économique et social de notre pays. À travers leurs initiatives, les femmes contribuent à la création des gestes, à la préservation des savoir-faire, à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de nombreuses familles. Cependant, malgré le dynamisme et leur capacité d’innovation, de nombreux entrepreneurs de nos contrées éloignées rencontrent des contraintes, telles que l’accès limité aux financements adaptés et au marché, les difficultés de standardisation des produits, l’insignifiance de l’accompagnement managérial, ainsi que les obstacles à l’accès au marché formel ».
Elle conclut : « Je voudrais insister sur trois priorités qui me paraissent essentielles. La première priorité est l’industrialisation et la professionnalisation de l’entrepreneuriat féminin. Nos entrepreneuses doivent pouvoir accéder aux compétences opérationnelles et aux dispositifs nécessaires pour améliorer la qualité de leur produit, maîtriser les exigences de normalisation et de certification, renforcer leur productivité et répondre aux attentes des marchés. La collaboration avec des structures telles que l’Association sénégalaise de normalisation, l’Institut de technologie alimentaire et le laboratoire biologie Sénégal peut contribuer à lever ces obstacles qui accompagnent les entreprises féminines vers les standards de performance plus élevés. La deuxième priorité est le renforcement des capacités et de l’étalement de l’entrepreneuriat féminin. La réussite de l’entrepreneuriat ne repose pas uniquement sur une bonne idée ou sur un savoir-faire technique, elle nécessite également des compétences en gestion, en planification, en négociation, en marketing, en management et en conduite du changement. La troisième priorité concerne l’accès au financement et au marché. Le financement demeure un levier déterminant pour permettre aux entreprises unies d’investir, d’accroître leurs capacités de production et de concurrencer sur le marché. Il est donc nécessaire de valoriser les mécanismes de financement adaptés à la réalité, tout en encourageant une meilleure relation entre les investisseurs, les bénéficiaires et les structures de commercialisation ».
Rappelons que le forum a réuni des leaders économiques, de directeurs de banques, de gestionnaires de fonds de capital-investissement et d’experts en normalisation industrielle. Deux panels de haut niveau ont rythmé la matinée : Panel Financement Structuré : Axé sur les mécanismes de financement de haut de bilan et les leviers de garantie pour dérisquer l’investissement au féminin ; Panel Normes et Régulation : Dédié à l’impact de l’accréditation et de la conformité sectorielle comme passeports vers les marchés régionaux.
Par Massaër DIA





































