Dans un communiqué daté de ce mercredi, PASTEF – Les Patriotes accuse un membre du parti présidentiel Kiiraay d’avoir appelé publiquement à un « complot » contre son président, Ousmane Sonko. Le parti demande une réaction immédiate de la justice.
Selon le communiqué dont copie nous est parvenue mercredi, M. Arona Coumba Ndoffène Diouf, membre de Kiiraay, aurait demandé publiquement aux dirigeants de sa formation de mettre en œuvre un « complot » visant à « éliminer » Ousmane Sonko. PASTEF y voit le signe d’un « climat de banalisation des discours de haine» au sein de la mouvance présidentielle, dont certains membres appelleraient, selon lui, le chef de l’État à recourir à la force pour entraver l’action politique du parti et de son président.
Le parti réclame l’intervention du Parquet
Rappelant que M. Sonko préside l’Assemblée nationale, « 2ᵉ personnalité de l’État », le parti estime que ces propos, qu’il attribue à des « fauteurs de troubles zélés», constituent notamment une atteinte à la sûreté de l’État. Il en appelle à une « réponse immédiate » du Parquet de Dakar et interpelle le procureur de la République pour « l’application stricte de la loi ».
PASTEF met en garde ceux qu’il qualifie de «pyromanes» et de « commanditaires » : les tentatives et complots politiques ont, dit-il, « plongé le pays dans le chaos » dans un passé récent. Il affirme que l’impunité dont auraient bénéficié les auteurs et commanditaires des «événements criminels de 2021-2024 » encourage aujourd’hui des appels à la violence destinés à contenir un soutien populaire qu’il juge « massif et profond ».
Le parti invite enfin le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à « mettre immédiatement fin à ces infractions à la loi » émanant de son propre parti. PASTEF assure par ailleurs être résolu à protéger son leader.
Par Ibrahima DIOP

































