« Mieux vaut prévenir que guérir ». C’est dans cette logique que s’inscrit la réunion de gouvernement tenue ce mardi à la primature. En effet, dans un contexte marqué par l’escalade de la guerre dans les pays du Golfe, provoquée par les attaques lancées par les Etats Unis et Israël, les prix du pétrole risquent d’augmenter, à cause du blocage du détroit d’Ormuz.
Selon une note publiée sur le compte facebook de la Primature, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mardi 3 mars 2026, une réunion spéciale consacrée à la situation des produits pétroliers au Sénégal et aux mesures d’anticipation à prendre dans un contexte international marqué par la guerre au Moyen-Orient.
L’objectif, d’après la note, est de sécuriser l’approvisionnement et de protéger les ménages vulnérables. Dans cet optique, un comité interministériel a été mis en place pour un suivi régulier et rigoureux de la situation.
L’Iran a riposté aux frappes américaines et israéliennes en bloquant le détroit d’Ormuz, un canal vital où transite un cinquième des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié de la planète. Le pays s’en prend aussi aux usines de production de GNL au Qatar.
Les Gardiens de la révolution ont mis en garde les bateaux qui oseraient s’y aventurer. Dimanche, cette organisation paramilitaire iranienne a signalé que trois tankers en provenance du Royaume-Uni et des Etats-Unis avaient été « touchés par des missiles et brûlaient ». Une autre attaque de tanker à l’aide d’un drone a été signalée par les autorités maritimes d’Oman lundi.
Des tankers, chargés de pétrole et de gaz naturel liquéfié, s’agglomèrent donc aux environs du détroit, sans oser le franchir. L’impact sur les prix mondiaux du pétrole et du gaz a été immédiat. Le prix du baril de brut a décollé de plus de 7 % dans la journée de lundi.
Par Dieynaba TANDIANG





























