Dans le cadre de la recherche de solutions à l’agression du cadre de vie et de l’occupation anarchique des espaces publics, M. Momar Ndiaye, directeur de l’Aménagement Urbain et de la Restructuration a entrepris des démarches.
De concert avec les représentants des organisations de marchands ambulants, les maires et les Conseils départementaux, Momar Ndiaye a réussi un consensus qui a abouti à la mise en place d’un comité Ad hoc.
Dans l’optique d’une meilleure organisation et de la formalisation des acteurs, il ne perd pas de temps pour traduire en actes concrets la vision du gouvernement en faveur des acteurs du secteur informel, particulièrement les marchands ambulants. Conformément aux instructions du ministre de tutelle Moussa Balla Fofana, la Direction de l’Aménagement Urbain et de la Restructuration a adopté une approche par site pour voir comment traiter les problèmes par secteur.
Dans cet ordre, le département de Dakar a ouvert le bal avec le concours des maires et du Conseil départemental en vue d’identifier des sites en parfaite adéquation pouvant abriter les acteurs du secteur afin qu’ils puissent poursuivre leurs activités.
Hormis la capitale, le directeur de l’Aménagement Urbain et de la Restructuration informe par ailleurs que « nous travaillons également avec des partenaires privés pour l’aménagement d’autres sites en dehors de Dakar où des centres commerciaux peuvent être érigés pour un meilleur accompagnement des acteurs ». M. Momar Ndiaye, affirme : « il s’agit de solutions temporaires qui ont été trouvées avec les maires et les présidents de Conseils départementaux ». Il ajoute que : « pour les solutions structurelles, nous avons des zones d’aménagement concerté (ZAC) sur toute l’étendue du territoire national avec des équipements commerciaux qui facilitent leur épanouissement ».
À préciser que sur le premier site identifié dans le département de Keur Massar, les services de promoteurs seront mis à contribution pour un aménagement ordonné devant permettre au Conseil départemental et à la mairie de prélever des taxes. Le double avantage étant la préservation du cadre de vie et l’élargissement de l’assiette fiscale. Mieux, le directeur Momar Ndiaye parle d’une meilleure organisation des marchands ambulants visant à les formaliser. Dans cette perspective, « une convention sera bientôt scellée entre le ministère de l’urbanisme et l’association des marchands ambulants », a-t-il annoncé. L’objectif toujours selon lui, vise à les prendre en compte dans le programme national d’accès au logement. Pour M. Ndiaye, « c’est pour permettre à chaque acteur de pouvoir disposer d’un toit, et c’est dans ce sens que des coopératives d’habitat ont été mises en place ». Il faut aussi noter qu’une visite de terrain a déjà été effectuée le jeudi 9 avril, sur le site de Keur Massar en compagnie des acteurs pour vérifier l’état, la conformité et éventuellement lancer les travaux.
Pour sa part, le président du Conseil départemental de Keur Massar a salué les bonnes dispositions affichées par le directeur de l’Aménagement Urbain et de la Restructuration. Après avoir mis l’accent sur sa démarche inclusive, l’institution municipale a magnifié également le rôle joué par Momar Ndiaye dans l’accompagnement des artisans pour leur offrir des zones d’activités où ils pourront exercer dans un cadre légal.
Les marchands ambulants représentant la zone de Keur Massar ont non seulement trouvé l’initiative salutaire, mais ils se félicitent de la concertation privilégiée par les nouvelles autorités. Selon leur président, « l’État a fini de manifester sa volonté politique à œuvrer pour des solutions définitives aux problèmes qui se posent dans le secteur des marchands ambulants ».
Par Massaër DIA






























