La région de Diourbel a abrité hier la célébration nationale de la Journée mondial de la population 2026. Cette journée est un moment privilégié des acteurs pour réfléchir aux enjeux démographiques qui façonnent l’avenir de la nation et réaffirmer l’engagement collectif envers le bien-être de chaque individu.
La jeunesse sénégalaise, particulièrement celle de la région de Diourbel, représente un atout stratégique pour le développement économique et social du pays. C’est le message fort porté par le représentant de l’Unfpa au Sénégal, Saturin Kinson Kodjo, lors de la célébration nationale de la Journée mondiale de la population organisée hier jeudi 23 juillet à Diourbel.
Placée sous le signe de l’autonomisation des jeunes, cette édition de la Journée mondiale de la population a mis en lumière le rôle central des nouvelles générations dans la construction d’un Sénégal plus prospère, plus inclusif et plus résilient. Face aux autorités administratives, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux organisations de jeunesse, le représentant de l’Unfpa a insisté sur l’urgence d’investir davantage dans le capital humain. « La jeunesse de Diourbel, à l’image de celle du Sénégal, constitue un formidable levier de croissance économique, d’innovation et de transformation sociale », a déclaré Saturin Kinson Kodjo, soulignant que les jeunes ne doivent plus être perçus comme un défi démographique, mais comme une opportunité majeure pour accélérer le développement.
Dans une région marquée par une forte dynamique démographique, mais également par des défis liés à l’éducation, à l’emploi, à la santé reproductive et à l’insertion socioéconomique, il plaide pour des politiques publiques davantage orientées vers les besoins et les aspirations des jeunes. Malgré les progrès significatifs enregistrés ces dernières années au Sénégal dans l’amélioration de l’accès à l’éducation, l’extension de la couverture sanitaire, le développement de la formation professionnelle, la promotion de l’emploi des jeunes, la protection sociale, les défis demeurent.
Trop de jeunes quittent encore le système éducatif sans disposer des compétences nécessaires pour répondre aux exigences d’un marché du travail en pleine mutation ; de nombreux diplômés peinent à accéder à un emploi décent ; les disparités territoriales continuent également de limiter l’égalité des chances entre les jeunes des zones urbaines et ceux des zones rurales, entre autres. À cela s’ajoutent les effets croissants des changements climatiques, de la transformation numérique, des mutations économiques.
C’est pourquoi, M. Kodjo s’est adressé aux jeunes pour les comprendre qu’ils ne sont pas seulement les bénéficiaires des politiques publiques, mais des artisans du changement, des innovateurs, des entrepreneurs, des chercheurs, des leaders communautaires et des élus de demain. « Vous êtes la plus grande richesse du Sénégal », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « L’Unfpa restera pleinement engagé à vos côtés pour défendre vos droits, soutenir vos initiatives, renforcer vos capacités et accompagner vos ambitions ».
Dans son discours d’ouverture officielle de la Journée mondiale de la population célébrée dans la région de Diourbel, il a promis de faire en sorte qu’aucun jeune ne soit laissé de côté. Il a également promis de donner à chaque jeune, où qu’il vive et quelles que soient ses origines, les moyens de transformer ses aspirations en réalisations. « C’est à cette condition que le Sénégal pourra pleinement réaliser son dividende démographique et construire un avenir plus inclusif, plus équitable, plus résilient et plus prospère pour tous », a-t-il conclu.
Au Sénégal, les attentes de la jeunesse, dans le nouveau Rapport mondial de l’Unfpa sur les avenirs démographiques, publié à l’occasion de cette Journée mondiale de la population, sont claires. Ils veulent une éducation de qualité et adaptée aux défis de demain. Ils veulent entreprendre, innover et accéder à des emplois dignes, être en bonne santé et protégés. Mais, ils veulent aussi participer pleinement aux décisions qui engagent leur avenir.
Toutes ces demandes ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Le gouverneur adjoint de la région de Diourbel, chargé au développement, Djibril Diop, a fait savoir que la jeunesse représentant une formidable opportunité, et constituant également une responsabilité collective, doit être soutenue dans tous ses projets. Avec l’avancée des nouvelles technologies, comme l’IA, il exhorte les jeunes de se lancer dans l’autonomisation pour devenir de véritables créateurs de richesses plutôt que de simples demandeurs d’emplois. « Nous devons les encourager dans l’entrepreneuriat, soutenir les startups, promouvoir les industries culturelles et créatives ou récréatives, développer les chaînes de valeurs agricoles, favoriser l’économie numérique et accompagner l’innovation sur toutes ses formes », a-t-il déclaré. Selon lui, le Sénégal dispose d’une jeunesse particulièrement créative. C’est pourquoi, un environnement favorable doit être crée pour les permettre de s’épanouir.
Par Idrissa NIASSY




































