4 ans sans subvention. Un stade à millions qui meurt. M. le Maire, où êtes-vous ?
Hann Bel-Air n’est pas une commune comme les autres. Zone industrielle, poumon économique de Dakar, riche de ses entreprises, de sa baie, de ses ressources humaines. Ici, l’argent circule. Les usines tournent. Les camions entrent et sortent. Mais pour la jeunesse, il n’y a que le vide.
4 ans de mépris, ça suffit
Depuis 4 ans, pas un franc. Pas une subvention. Les ASC de Hann, les équipes qui défendent nos couleurs en Division Régionale, se débrouillent seules. Elles cotisent, elles s’endettent, elles se battent pour exister. Pendant ce temps, la mairie regarde ailleurs.
La jeunesse Hannoise marche seule. Toujours seule. Babacar Mbengue, notre maire, donne l’impression de ne pas nous calculer, de ne pas nous considérer. Une jeunesse sans sport, sans culture, sans appui, c’est une jeunesse qu’on condamne à l’errance.
Le stade à millions pris en otage
Et pourtant, on a investi des millions. Un stade municipal flambant, avec un gazon synthétique de haute qualité bref un bijou construit pour nous, pour les Navétanes, notre passion, notre soupape, notre fierté.
Résultat ? Chaque année, les Navétanes n’atteignent jamais la fin. Pourquoi ? Parce qu’à la moindre bagarre entre deux jeunes, certains riverains décrochent leur téléphone et exigent l’arrêt total par on ne sait quel canal. On punit toute une commune pour l’écart de deux personnes. On ferme le stade. On éteint la lumière. On enterre des millions.
Où est la mairie pour protéger son investissement ? Où est le maire pour défendre sa jeunesse ? Un stade ne se construit pas pour rester vide. Il se construit pour vivre.
On ne quémande pas, on réclame notre droit
“Nous réclamons nos subventions parce que pendant de longues années on dépense beaucoup d’argent sans l’aide de personne. Donc nous demandons ce qui nous revient de droit”, martèle un dirigeant d’ASC, excédé.
Ce n’est pas de la mendicité. C’est de la justice. Les entreprises de Hann Bel-Air paient des taxes. L’argent est là. La jeunesse de Hann produit des talents, encadre des enfants, évite à des centaines de jeunes la rue et la drogue. En retour, elle mérite soutien et respect.
M. le Maire, Hann vous regarde
M. Babacar Mbengue, la jeunesse de Hann Bel-Air ne vous demande pas la lune. Elle vous demande de jouer votre rôle. De débloquer les subventions. De sécuriser les Navétanes pour qu’ils aillent au bout. De faire vivre ce stade qu’on a payé avec l’argent du contribuable.
Hann Bel-Air est une terre de champions, de pêcheurs, de travailleurs, de jeunes debout. Ne laissez pas l’histoire retenir que sous votre magistère, la jeunesse a été abandonnée.
La balle est dans votre camp. Et cette fois, il faut la jouer jusqu’au bout
Par Abdou Khadre NDIAYE


































