L’ancien parlementaire Babacar Gaye dit « halte à l’opacité ». Dans une correspondance adressée au Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République du Sénégal, il a demandé à ce que l’avis du Chef de l’Etat, saisi par le Président l’Assemblée Nationale, soit rendu public. « Le Président de l’Assemblée nationale a reçu du Président de la République l’avis sollicité avant l’examen de toute proposition de loi. Cet avis n’a pas été rendu public pour se conformer à l’exigence de transparence et de bonne gouvernance des affaires de l’Etat. Alors pour exercer mon droit à l’information garanti par la Constitution, et dont les modalités d’accès sont organisées par la loi 2025-15 du 4 septembre 2025, j’ai déposé ce lundi 22 juin 2026, à la Présidence de la République et à l’Assemblé nationale, des courriers adressés respectivement aux secrétaires généraux desdites institutions », a-t-il dit.
« En résumé, explique Babacar Gaye, j’y ai exposé les fondements juridiques de mes requêtes, les délais de réponse et les sanctions pénales et pécuniaires encourues des assujettis au regard de la loi, qui feraient du dilatoire ou refuseraient de me faire parvenir “immédiatement” l’avis du Président de la République que je réclame de manière formelle dans ma requête ».
Il a, cependant, précisé que s’il s’est adressé à ces hauts fonctionnaires et non aux principaux acteurs, c’est pour éviter de tomber dans le piège de l’irresponsabilité pénale du Président de la République, et celui de l’inviolabilité parlementaire qui pourrait être soulevée à propos du Président de l’Assemblée nationale.
Par D. TANDIANG

































