Le Maouloud a été célébré dans la soirée du mardi 25 août aux quatre coins du Sénégal. De Tivaouane à Thienaba, en passant par Kaolack, Leona Niassene, les messages lancés par les autorités politiques et religieuses ont tous tourné autour de la Paix et de la cohésion nationale.
Mardi, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a appelé, lors de la cérémonie officielle du Gamou de Tivaouane, les Sénégalais à préserver la paix, la cohésion nationale et le vivre-ensemble en s’inspirant davantage de l’héritage spirituel et moral de Seydi El Hadji Malick Sy, figure majeure de la Tijaniyya au Sénégal. Pour le ministre de l’Intérieur, les foyers religieux sénégalais doivent continuer à jouer le rôle de remparts contre les divisions et les tensions sociales.
Il a, par ailleurs, mis en garde contre tout discours susceptible de diviser les Sénégalais, « notamment lorsque les considérations politiques prennent le dessus sur les valeurs fondamentales de la nation ». Mouhamadou Makhtar Cissé a invité les acteurs politiques, les responsables religieux, les autorités et les citoyens à « privilégier ce qui rassemble plutôt que ce qui divise ». L’enjeu, selon lui, est de faire en sorte que les débats politiques ne viennent pas altérer les liens sociaux, religieux et fraternels qui constituent l’un des fondements de la société sénégalaise.
Il a insisté sur le fait que l’Islam est une religion de tolérance, de solidarité et de respect mutuel, rappelant que « les appartenances politiques ne doivent jamais prendre le dessus sur l’appartenance à une même communauté nationale ». « Nous sommes tous les mêmes », a-t-il martelé, exhortant les Sénégalais à dépasser les « clivages partisans » et les « différends conjoncturels », pour préserver l’essentiel : l’unité du pays. « La stabilité du Sénégal ne saurait être considérée comme acquise. Elle doit être constamment protégée par des comportements responsables, des discours apaisés et une volonté collective de privilégier le dialogue », a déclaré le ministre.
Le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, s’exprimant lors d’une visite auprès des khalifes généraux de Médina Baye, Léona Niassène, Léona Kanène, de la famille Dème et à Touba Ndorong a appelé les autorités religieuses à renforcer davantage l’éducation et la transmission des valeurs pour faire face à la crise des valeurs qui affecte la société sénégalaise.
selon lui, le capital humain occupe une place importante dans l’Agenda national de transformation économique Sénégal 2035 et les foyers religieux jouent un rôle essentiel, notamment dans la formation et la transmission des valeurs aux jeunes.
Par Dieynaba TANDIANG (avec APS)


































