Après Cheikh Oumar Ann, c’est au tour de l’ancien ministre du Budget Abdoulaye Daouda Diallo de décliner l’invitation de la commission d’enquête parlementaire sur le programme « Un étudiant, un ordinateur ».
Dans une lettre adressée au président de la Commission d’enquête parlementaire sur les irrégularités alléguées dans la passation et l’exécution des marchés du programme « Un étudiant, un ordinateur » du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche
et de l’Innovation, l’ancien ministre lui reproche une lettre transmise par WhatsApp l’informant que son audition est fixée au jeudi 15 octobre 2026 à 15h. il poursuit : « cette audition aurait pour objet de préciser les circonstances et le fondement de « l’éventuelle autorisation du fonds de garantie constitué en 2012-2013 auprès d’Ecobank ».
« Cette formulation laisse incertain l’acte sur lequel vous souhaitez recueillir mes explications. Or, une audition utile devrait s’appuyer sur des faits précisément identifiés et des pièces préalablement communiquées, permettant à la personne entendue de connaître la décision concernée, son implication supposée et les questions auxquelles elle est appelée à répondre », estime Abdoulaye Daouda Diallo.
« Curieusement, relève-t-il, vous me demandez de venir avec des actes, notes, documents et pièces en rapport avec l’objet de l’audition ». « Dois-je vous rappeler que les actes, notes et correspondances établis dans l’exercice de mes fonctions ministérielles relèvent des archives de l’État et demeurent sous la garde des administrations compétentes qui en sont les propriétaires exclusives », demande-t-il au destinataire de la lettre.
Pour l’ancien ministre, il appartient donc à la commission d’enquête parlementaire de solliciter ces documents auprès des services qui les détiennent. « Au demeurant, rappelle-t-il dans sa lettre, un ancien ministre ne saurait être considéré comme le dépositaire personnel des archives de son ancien département.
« Enfin, regrette-il, « la transmission de cette convocation par WhatsApp, assortie d’une date et d’un horaire fixés sans concertation préalable, ne traduit pas la courtoisie institutionnelle attendue dans de tels échanges ». Pour Abdoulaye Daouda Diallo, une prise de contact préalable, accompagnée de propositions de dates et d’horaires, aurait permis de tenir compte de ses disponibilités et de préparer les échanges dans des conditions appropriées.
« Au regard de l’ensemble de ces observations, je vous prie de prendre acte que je ne pourrai donner suite à votre lettre dans les conditions ainsi fixées », a informé l’ancien ministre des Finances et du Budget.
Par Dieynaba TANDIANG




































