Après les fracassantes révélations du journaliste Madiambal Diagne contre Ousmane Sonko et face au mutisme de ce dernier, le Réseau exige des comptes.
Trop de questions, trop de zones d’ombre, trop de silence, note les lanceurs d’alertes après révélations accablante du patron d’Avenir communication impliquant l’ancien Premier Ministre. C’est la raison pour laquelle, le Réseau interpelle l’ancien Premier Ministre de Diomaye Faye.
D’après le Réseau des lanceurs d’alerte, « le journaliste Madiambale Diagne vient de relancer la controverse avec une nouvelle révélation explosive : une perquisition à l’appartement d’Ousmane Sonko, à la cité Senegindia, à Yoff, au cours de laquelle d’importantes sommes en francs CFA, en euros et en dollars ont été saisies et placées sous scellés. Il établit un lien temporel avec le démantèlement présumé d’un réseau de renseignements à Sébikotane ».
Les lanceurs d’alerte rappellent que cette nouvelle sortie s’ajoute à une série de révélations et d’accusations attribuées au journaliste depuis 2024, notamment « les circonstances de certaines démarches diplomatiques d’Ousmane Sonko avec l’emprunt de 650 millions d’euros et les opérations de Total Return Swaps mettant en cause les conditions d’une opération financière de 650 millions d’euros réalisée par l’État du Sénégal au moyen de mécanismes de Total Return Swaps; la rencontre présumée avec un membre du Conseil constitutionnel. « Le juge Cheikh Ndiaye n’avait pas participé à une décision du Conseil constitutionnel concernant un recours relatif à la réintégration de Sonko à l’Assemblée nationale. Il établit un lien avec une rencontre que le juge aurait eue avec Sonko à Toubab Dialaw », note-t-on dans le communiqué dont copie nous a été transmise ce jeudi.
Il s’y ajoute, indique les lanceurs d’alerte : le contrat au Port autonome de Dakar et l’affaire Cosmos entre autres…
« La révélation sur les trois avocats de Sonko , Ciré Clédor Ly, Bamba Cissé et Demba Ciré Bathily, mise en cause dans une enquête pour mouvement de fonds douteux. Et le comble avec l’histoire des 6 milliards des indiens ou le journaliste a donné l’information avec des détails troublants », ajoute la source.
Après ces troublants déballages du journaliste, le Réseau refuse que ces questions soient noyées dans les querelles politiques ou balayées par le silence. Pour le réseau lorsque des accusations aussi graves sont formulées publiquement, les citoyens sont en droit d’attendre des réponses précises, des vérifications sérieuses et, si nécessaire, l’ouverture de procédures par les autorités compétentes.
« Nous interpellons directement Ousmane Sonko, ses avocats et ses défenseurs : quelles réponses apportent-ils à ces différentes accusations ? Quelles démarches ont été entreprises pour les démentir ou les éclaircir ? Et pourquoi les faits allégués ne sont-ils pas examinés avec la même rigueur que ceux qui valent à d’autres citoyens des poursuites ou des détentions ? », lance le réseau, tout en plaidant que la justice ne peut être sélective.
Pour le Reseau : Nul ne doit bénéficier d’une immunité de fait en raison de son statut, de son influence ou de ses responsabilités politiques.
Le Réseau des lanceurs d’alerte ne laissera pas ces interrogations tomber dans l’oubli. Toujours selon le communiqué, il entend suivre chaque dossier, documenter les éléments disponibles et saisir les instances compétentes lorsque les faits le justifieront.
« Nous exigeons la vérité, la transparence et la redevabilité. Les Sénégalais n’ont pas besoin de nouvelles polémiques : ils ont droit à des réponses », plaide le Réseau des Lanceurs d’alerte.
Par Dieynaba TANDIANG





































