À l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, Diagna Ndiaye a salué un moment historique pour le continent, remercié le chef de l’État et appelé les jeunes athlètes à faire de ces Jeux un moment d’unité.
« Ce soir, l’Afrique n’est plus en marge des Jeux. Elle en devient le cœur ». C’est par cette phrase que Diagna Ndiaye a ouvert son allocution, le 31 octobre, devant le président Bassirou Diomaye Faye, plusieurs chefs d’État et la présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry. Il a rappelé que la flamme olympique brûlait pour la première fois sur le continent africain.
Le président du Comité National Olympique Sénégalais (CNOS) a retracé le parcours de la candidature, depuis son adoption à Buenos Aires en 2018. Il l’a présentée comme portée par la Ville de Dakar, « sous l’impulsion décisive de l’administration du président Macky Sall ». Le report lié au Covid-19 a fait croire à beaucoup que les Jeux n’auraient jamais lieu. Selon lui, ils se tiennent grâce à « la continuité de l’État » et à un comité d’organisation resté déterminé.
Il a attribué les derniers moments, « cruciaux », à l’engagement du président Faye, qu’il a remercié d’avoir accueilli la flamme au nom de la Nation.
Hommage aux femmes et à Kirsty Coventry
Diagna Ndiaye a évoqué la cérémonie d’accueil de la flamme sur la Place du Souvenir africain, où cent femmes leaders, qu’il a comparées à des « Linguères des temps modernes », ont brandi la torche. Il y a vu le signe que « l’Afrique avance avec ses femmes ».
Il a aussi salué Kirsty Coventry, première femme et première Africaine à présider le CIO, dont les premiers Jeux à ce poste se tiennent à Dakar. Le maire de Dakar a été remercié, sa ville étant décrite comme « le cœur battant de ces Jeux ».
S’adressant aux athlètes venus de quelque 200 pays, âgés de 17 ans, il les a invités à oublier pendant quinze jours un monde qui leur apprend à se méfier de l’autre. « Le plus beau record ne sera pas en secondes ou en médailles », a-t-il dit, mais celui « de l’unité que vous ferez naître ici ».
Valeurs sénégalaises et sobriété
Le dirigeant a affirmé que ces Jeux portent une culture, citant trois valeurs : le jom (la dignité), le kersa (le respect) et le ngor (le dépassement de soi). Il a promis des Jeux « utiles, sobres et durables » : les équipements doivent servir ensuite aux élèves, aux étudiants et aux quartiers. « Nous ne voulons pas laisser une charge. Nous voulons laisser un héritage. »
Il a conclu en disant que la flamme n’était pas allumée «pour éclairer un stade » mais « pour éclairer une génération », demandant aux jeunes de la protéger et d’en allumer d’autres chez eux. Il a promis des Jeux « sûrs, joyeux, inoubliables » et dit vouloir que le Sénégal soit « une référence » plutôt qu’« une parenthèse ».
Par Dieynaba TANDIANG





































