L’Assemblée Nationale du Sénégal examinera la proposition de révision de la Constitution sur l’initiative du groupe majoritaire Pastef. Un acte qui provoque une levée de boucliers aussi bien de la société civile, des partis politiques, mais aussi de la coalition présidentielle.
Moundiaye Cissé, le président de l’ONG 3D, membre du COSCE, lève la voix encore une fois pour dénoncer ce qu’une certaine opinion considère comme un forcing. « La Constitution, Charte fondamentale de la Nation, ne peut être révisée au gré d’une majorité parlementaire, sans débat national ni consensus », a martelé Moundiaye Cisse dans un post sur son compte X. Selon lui, toute révision constitutionnelle doit exprimer la volonté souveraine du peuple, et non servir des intérêts politiques partisans.
Par ailleurs, lance le président exécutif de l’ONG 3D : « Nous invitons l’Assemblée nationale à surseoir à l’adoption du texte, le temps de larges concertations. Nous appelons le Président de la République à assumer pleinement son rôle de garant de la Constitution, de la stabilité des institutions et de l’unité nationale ».
Il a exhorté le Chef de l’Etat à prendre toutes les initiatives légales que lui confère la Constitution pour mettre fin au processus en cours et ouvrir de larges concertations nationales.
Par D. TANDIANG

































