En marge des troisièmes Assises de la Démocratie, organisées par la Fondation de l’innovation pour la démocratie, en partenariat avec l’Agence Universitaire de la Francophonie, le Musée Théodore Monod et l’Institut Français de Dakar, du 24 au 26 juin 2026, Pr. Achille Mbembe, Président de la fondation de l’innovation pour la démocratie estime qu’il faut nourrir, cultiver, redistribuer les compétences démocratiques.
« Alors, ces recommandations vont justement dans le sens de la consolidation des expériences auxquelles je fais allusion. Il y a des recommandations qui portent sur l’appui à des expériences emblématiques qui ont d’ores et déjà lieu, à renforcer cet appui financier, appui pédagogique également, appuis en termes de formation. Il y a des recommandations qui ont trait à au relèvement des compétences démocratiques parce que les compétences démocratiques, elles ne naissent pas spontanément. Il faut les nourrir, les cultiver, les redistribuer », souligne Pr. Achille Mbembe, Président de la fondation de l’innovation pour la démocratie.
Il estime que pendant ces assises, ils ont eu plusieurs exemples de communautés qui s’organisent pour faire valoir leur voix et pour expérimenter avec des modèles de coprospérité qui reposent sur l’utilisation de nos savoirs.
Il souligne qu’ils ont partagé ces exemples dans les champs du marché, dans les champs culturels et artistiques, dans les champs de la réinvention des institutions.
Il a tenu à préciser que c’est la grande transformation de notre continent qui est à l’ordre du jour et ne se fera pas uniquement par les forces de l’argent et du capital.
« L’économie néolibérale qui domine aujourd’hui nos vies à un moment d’escalade technologique jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Ce modèle économique est destructeur des vies et donc il faut imaginer un nouveau modèle de développement économique qui valorise la vie, qui la nourrit et qui la cultive », dira-t-il.
Rappelons que les objectifs des Assises, c’est :Réarmer la pensée critique, contribuer à l’éveil de l’intelligence démocratique et aider l’Afrique à redéfinir sa place dans le monde ; Faire connaitre la longue histoire et le présent des savoirs et pratiques démocratiques en Afrique et explorer les voies d’avenir ; Contribuer à enrichir l’imaginaire politique africain et mettre en avant les savoirs et modèles endogènes de démocratie substantive ; Participer à la construction de communs africains et redonner, dans ce moment de repli, du sens aux solidarités transversales; Libérer la créativité politique et l’imagination artistique et sociale et se projeter en avant; Nourrir les connexions entre les communautés et participer à construire un horizon commun pour des sociétés en quête de justice, de dignité et d’émancipation.
Par Massaër DIA

































