Les 100 premiers véhicules du programme de taxis électriques ont été réceptionnés ce jeudi 24 septembre 2024 au CICES. Cette cérémonie matérialise le partenariat stratégique entre la Banque pour le commerce et l’industrie (BCI), le Fonds de développement des transports terrestres (FDTT) et l’Office national de formation professionnelle (ONFP).
« Ce programme inédit, conçu par la BCI, portant sur 1 000 voitures d’ici le premier trimestre 2027 (500 livrées d’ici la fin de cette année, et même 10 000 d’ici 2030), vise à transformer durablement la mobilité urbaine au Sénégal en remplaçant les flottes vieillissantes de taxis par des véhicules de pointe, à travers des solutions de financement adaptées et un mécanisme de garantie structuré », explique le communiqué dont copie nous a été transmise ce jeudi. L’objectif, indique la source, est de concilier performance économique, innovation technologique et respect de l’environnement, tout en professionnalisant le secteur. Ces véhicules, indique le document, contribueront à l’amélioration de la qualité de l’air et à la diminution de la pollution sonore.
Des coûts maîtrisés, un modèle pérenne
Le programme repose sur un modèle de crédit-bail (leasing) très accessible, permettant aux chauffeurs de devenir propriétaires du véhicule au bout de quatre ans. La BCI finance l’acquisition des véhicules et déploie l’écosystème financier et les stations de recharge rapide. Pour les entrepreneurs responsables de flottes et les chauffeurs, c’est une opportunité de sortir de l’informel en accédant à un cadre structuré et pérenne. Les véhicules électriques permettent de s’affranchir de la volatilité des prix des carburants (l’énergie électrique coûte globalement 3 à 5 fois moins cher au kilomètre que les carburants) et de réduire les frais de maintenance de plus de 50 %. Les coûts sont ainsi maîtrisés.
Aujourd’hui, le programme est dans une phase active de recrutement, d’entretiens, de sélection de chauffeurs et de régularisation des voitures (immatriculations). Plus de 150 candidats ont déjà été évalués. Les chauffeurs doivent être âgés de 25 à 55 ans et justifier d’une expérience professionnelle continue d’au moins deux ans en tant que chauffeur, fournir un historique de conduite (attestation), détenir au moins un permis B datant de moins de trois ans, être aptes à la conduite (vue, réflexes, antécédents cardiaques), fournir un extrait de casier judiciaire vierge de moins de trois mois, accepter d’effectuer trois modules de formation (10 jours au total) et réussir des tests pour l’obtention des certificats d’aptitude de la BCI.
Le programme leur garantira une couverture sociale complète (retraite, assurance maladie pour les chauffeurs et leur famille), l’assurance tous risques, la maintenance du véhicule (prise en charge par la BCI) et un salaire fixe largement au-dessus de la moyenne.
« Nous sommes fiers de contribuer à la vision de l’Etat sénégalais pour une mobilité moderne, propre et accessible, en parfaite cohérence avec la Stratégie nationale de développement 2025-2029 », a déclaré Mbassor Sarr, Conseiller technique du Directeur général de la BCI. « Ce programme développé avec le FDTT correspond, par ailleurs, à nos valeurs d’intégrité, d’innovation technologique, de responsabilité sociale, de développement du capital humain et de création de valeur à long terme. »
Par Ibrahima DIOP





































