La Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), a procédé le mardi 12 mai 2026 à la présentation de son rapport d’activités 2025. Au total 866 déclarations d’opérations suspectes reçues en 2025 de la part de 6 assujettis.
Mme Khadidjatou Faye Diop, Secrétaire Générale de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) au Sénégal, souligne : « Je vous présente les chiffres clés : il s’agira de parler des déclarations d’opérations suspectes (DOS), des réquisitions que nous faisons, des transactions d’espèces que nous recevons, des demandes d’informations nationales, des demandes d’informations étrangères et également des communications spontanées que nous recevons. Au titre des déclarations de soupçons ou déclarations d’opérations suspectes, la Centif a un rôle opérationnel et des missions stratégiques également. Dans sa mission opérationnelle, la Centif reçoit des déclarations d’assujettis, des banques, des FSD, des systèmes de gestion intermédiaires des services de monnaie électronique et des secteurs non financiers, des négoces en métaux précieux, des agents immobiliers, des notaires, des huissiers. Ce qu’il faut retenir, c’est au titre de l’année 2025, 6 assujettis ont eu à déclarer 866 déclarations d’opérations suspectes, en 2024, nous en avions 928, ce qui montre qu’il y a eu une baisse de 6,7% mais la baisse n’est à la mode dans la mesure où, nous sommes dans la même tendance observée des années précédentes, en 2023, nous étions à 807 DOS ».
Selon Mme Diop le niveau de déclarations demeure supérieur 7,3% à 7,23. Et globalement, il y a une stabilisation de l’activité déclarative qui est à un niveau qui est toujours élevé. « Nous dépassons la barre des 800 DOS. Et dans ces déclarations, ce qu’il faut savoir les banques et les établissements financiers ont représenté 75% des déclarations. Dans le secteur, c’est la même tendance observée mondialement, le secteur bancaire et le secteur financier, déclarent le plus de DOS. C’est une tendance mondiale parce que ces secteurs-là sont le réceptacle des flux financiers. Tout ce qui passe dans l’immobilier et dans les autres secteurs, passe forcément par le secteur bancaire et les établissements financiers », souligne la secrétaire générale de la CENTIF.
Elle poursuit : « Par la suite, vous avez les établissements de monnaie électronique, qui viennent en deuxième position avec 9% de déclarations avec la montée en puissance des outils liés à la finance digitale avec les supports comme la monnaie électronique à travers les cartes pré-payée, le mobile monnaie, vous avez des flux qui sont très importants, un nombre de clients qui a dépassé la population du Sénégal. Vous avez également les opérations de transfert d’argent qui viennent en troisième position avec 9% des DOS et s’en suivent les systèmes financiers décentralisés, la nouvelle loi, on parle des Microfinances ; vous avez également tout ce qui est assurance et de réassurances, toujours le secteur financier après vient le secteur non financier, les notaires avec quelques déclarations, les casinos également parce qu’ils sont assujettis au sens de la loi 2024. Ils sont assujettis à la lutte contre le blanchiment de capitaux. Vous avez les agents immobiliers, les sociétés de gestion et d’intermédiation, le secteur financier qui revient. Le secteur non financier, dans le jargon, on parle d’entreprises et professions non financières désignées, est un secteur qu’il faut continuer à accompagner parce qu’il reçoive des transactions entre les casinos, l’immobilier, les notaires, les experts comptables. Ils reçoivent quand même des transactions ».
Elle estime que l’infraction la plus visée au titre de 2025 est la faute avec 679 infractions, il y a des fraudes documentaires, il des fraudes numériques. Elle a précisé que parmi les infractions, vous avez le faux et usage de faux, la corruption qui vient avec 77 cas ; des infractions fiscales qui sont avec 76 infractions décelées et des infractions à la règlementation. « Au total, dans le rapport, il y a 1120 qui ont été décelées au cours de l’année. Pourquoi, nous avons plusieurs infractions parce qu’il y a des DOS qui peuvent être concernées par plusieurs infractions. Au titre de l’année 2025, nous avons enregistré 28 millions 225 500, déclaration de transfert en espèces contre 42 millions l’année dernière, soit une baisse 34% de déclaration », dira-t-elle.
Toujours dans la présentation du rapport, elle avance : « Au total par mois, nous avons 40 déclarants. Au titre du traitement de l’information financière, la Centif en 2025 a enregistré 2322 réponses de réquisitions, de demandes d’informations adressées aux entreprises nationales. Des institutions financières ont fourni en 2025, 2144 réponses sur les 2322, soit 92% des réponses reçues ».
Elle note qu’au titre des demandes d’informations nationales, l’analyse des données au titre de l’année 2025, fait ressortir, 41 demandes d’informations nationales. Et la Centif a eu à adresser 40 demandes d’informations étrangères et on 21 déclarations émanant de l’étranger. La Centif a reçu 5 communications spontanées en 2025.
Par Massaër DIA
































