L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), dans son document : « Repères statistiques-Mars 2026 », estime qu’au mois de mars 2026, les recettes de l’État s’établissent à 317,6 milliards de FCFA.
« Au mois de mars 2026, les recettes de l’État s’établissent à 317,6 milliards de FCFA, marquant un repli de 27,4% par rapport au mois précédent. Cette contraction mensuelle découle concomitamment de la chute des recettes fiscales (-24,1%), ainsi que du recul des recettes non fiscales (-72,7%). En comparaison annuelle, les recettes totales fléchissent de 6,7% par rapport à mars 2025. Cette régression s’explique par la forte diminution des recettes non fiscales (-69,5%) et la contreperformance des recettes fiscales (-1,5%). En cumul sur le premier trimestre de 2026, les recettes totales de l’État progressent de 4,9% pour atteindre 1 073,5 milliards de FCFA contre 1 023,2 milliards de FCFA un an auparavant », note l’Ansd.
D’après la source, en mars 2026, la masse monétaire M2 progresse de 1,4% par rapport au mois précédent. Et cette hausse est portée par l’évolution de la masse monétaire M1 (+1,6%). La source précise qu’en termes de contreparties, cette dynamique mensuelle est principalement soutenue par l’augmentation des passifs à caractères non monétaires (+3,5%), des actifs extérieurs nets (+3,3%), des créances intérieures (+0,8%).
Dans un autre registre, l’Ansd souligne : « Au mois de mars 2026, le solde commercial s’établit à +183,8 milliards de FCFA contre -60,1 milliards de FCFA au mois précédent, soit un redressement de +243,9 milliards de FCFA de la balance commerciale. Ce résultat découle d’un bond des exportations (+260,3 milliards de FCFA) malgré la hausse modérée des importations (+16,4 milliards de FCFA) en variation mensuelle. L’essor des ventes à l’extérieur est principalement porté par le pétrole brut (+85,3 milliards de FCFA), l’or non monétaire (+72,3 milliards de FCFA) et l’acide phosphorique (+55,3 milliards de FCFA).
Au titre des importations, la progression mensuelle a été fortement contenue par le repli des achats de produits pétroliers (-43,1 milliards de FCFA), notamment le pétrole brut (-32,8 milliards de FCFA). Cette baisse a atténué le poids des achats de produits céréaliers (+45,8 milliards de FCFA), tirée par le riz et le blé sur cette période. Sur le cumul des trois premiers mois de 2026, le solde commercial devient excédentaire à +11,5 milliards de FCFA, contre un déficit de -460,5 milliards un an plus tôt, portant le taux de couverture des importations par les exportations à 100,5% ».
Par Massaër DIA































