Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr Elhadji Abdourahmane Diouf s’est montré très enthousiaste face à la décision de l’Assemblée Nationale de mettre en place plusieurs commissions d’enquêtes parlementaires pour questionner certains dossiers du gouvernement Sonko.
Elhadji Abdourahmane Diouf se dit prêt à se soumettre aux enquêtes parlementaires sur la gestion du gouvernement de Sonko. Le ministre de l’Energie et du Pétrole a d’ailleurs salué cette initiative sur les ondes de la RTS radio, dans l’émission En Vérité. Selon lui, c’est une procédure qui est conforme au fonctionnement d’une République. Cependant, le ministre estime que ces travaux doivent être menés avec objectivité, transparence et sans instrumentalisation politique.
Le ministre de l’Énergie et du Pétrole est particulièrement concerné par l’une de ces commissions d’enquête parlementaires, notamment celle concernant le programme « Un étudiant, un ordinateur », lancé alors qu’il occupait les fonctions de ministre de l’Enseignement supérieur. « Il est normal, dans une République, qu’il y ait des commissions d’enquête parlementaires. Je m’en réjouis », a-t-il déclaré, tout en regrettant que ces initiatives n’aient pas été engagées plus tôt, notamment lorsque Ousmane Sonko était chef du gouvernement avant de devenir président de l’Assemblée nationale.
Concernant spécifiquement le dossier « Un étudiant, un ordinateur », Abdourahmane Diouf s’est dit disposé à répondre à toutes les questions des députés. Il a même souhaité que les auditions soient retransmises en direct sur l’ensemble des chaînes de télévision et des stations de radio afin de garantir une totale transparence vis-à-vis des Sénégalais.
Le ministre a néanmoins insisté sur la nécessité d’élargir le champ des auditions à l’ensemble des acteurs concernés. Il estime que les responsables administratifs impliqués dans la mise en œuvre du programme, notamment l’ancienne directrice en charge du dossier et le directeur général de l’Enseignement supérieur, devraient également être entendus. Il a également évoqué la question des 20 000 ordinateurs qui seraient, selon lui, toujours stockés au Port autonome de Dakar sans avoir été distribués aux étudiants, appelant à des explications sur cette situation.
Evoquant le contexte politique entourant ces enquêtes, il reste cependant sceptique quant à l’objectivité d’une telle initiative. Selon lui, certaines commissions viseront des responsables qui occupent désormais d’autres fonctions au sein des institutions, ce qui, à ses yeux, pourrait alimenter des interrogations sur leur impartialité. Il a ainsi appelé à ce que les travaux soient conduits « avec beaucoup d’objectivité et de diligence »
Au-delà de ce programme, Abdourahmane Diouf a plaidé pour la création d’autres commissions d’enquête, notamment sur les fonds politiques et sur le marché des cinq lots des chantiers universitaires. Il estime que tous les responsables concernés, y compris l’ancien Premier ministre, les anciens ministres et les responsables techniques, devraient être auditionnés afin de faire toute la lumière sur ces dossiers. « Nous sommes prêts parce que nous n’avons rien à cacher », a-til assuré, réaffirmant son attachement au respect des institutions.
Par Ibrahima DIOP (avec RTS)






































