Le Rapport 2026 du FMI sur le Sénégal révèle « un degré élevé de confiance dans les statistiques macroéconomiques officielles du Sénégal ». Cette enquête a été réalisée entre janvier et février 2026.
L’enquête réalisée en janvier-février 2026 auprès des utilisateurs signale un degré élevé de confiance dans les statistiques macroéconomiques officielles du Sénégal. Selon le document, les répondants ont fait part de leur confiance dans la solidité méthodologique des données et tous ont estimé que les méthodes d’établissement des statistiques étaient appropriées et conformes aux normes généralement acceptées.
« Globalement, la qualité est jugée bonne et les principaux ensembles de données sont accessibles et pertinents pour le travail d’analyse, de recherche et de prise de décisions », lit-on dans le document. Par ailleurs, l’enquête signale des domaines où des améliorations continues permettraient de renforcer davantage le système statistique. Celles-ci, indique la source, concernent principalement la plus grande transparence des pratiques de révision, une diffusion plus claire et plus complète des métadonnées, des améliorations modestes dans la fréquence et le niveau de détail de certaines données, et des mécanismes renforcés de communication et de dialogue avec les utilisateurs. Une minorité de répondants a fait part de réserves à l’égard de l’impartialité ou de la clarté de la documentation, et a souligné qu’il était important de renforcer les dispositifs de gouvernance et l’indépendance professionnelle.
Bien que le nombre de réponses ait été limité, signale la même source, les résultats de l’enquête correspondent à un système statistique globalement fiable et techniquement solide, avec toutefois des attentes grandissantes en matière d’ouverture, de réactivité et de profondeur analytique. « Une attention continue à la capacité institutionnelle, à la transparence et aux pratiques de diffusion sera importante pour entretenir et renforcer la confiance des utilisateurs et veiller à ce que les statistiques officielles demeurent appropriées pour la surveillance et la définition de politiques.
En coordination avec la mission RONC, une évaluation diagnostique de la qualité des SDSP a été réalisée dans le cadre d’un projet financé par le gouvernement du Japon, afin de renforcer la qualité des statistiques de dette publique en Afrique. Les principales conclusions et recommandations de l’évaluation diagnostique des SDSP sont : pour de plus amples détails, veuillez consulter le rapport sur l’évaluation de la qualité des données relatives aux statistiques de la dette du secteur public du Sénégal.
Alignement sur les normes internationales
La mission recommande de présenter un tableau plus complet de la dette publique, étendre la couverture des instruments relevant des SDSP afin d’inclure les comptes à payer et, progressivement, les engagements liés aux caisses de retraite, et étendre et harmoniser la couverture institutionnelle avec les statistiques de finances publiques (SFP).
Pour assurer un alignement sur les normes statistiques, adopter la classification des instruments de dette conformément au guide des statistiques de la dette du secteur public (GSDSP) de 2013 et étendre le concept de résidence aux détenteurs de titre de dette. Exactitude et fiabilité
La mission recommande d’améliorer la fiabilité des données sur les emprunts (tant intérieurs qu’extérieurs) en harmonisant leur enregistrement dans les systèmes d’informations de la dette du budget et du Trésor, et réconcilier périodiquement les données avec tous les créanciers ; de mieux exploiter les données source détaillées disponibles pour les entités extrabudgétaires et les entreprises publiques non financières afin d’améliorer la couverture, le niveau de détail et la qualité des données de dette publique communiquées. Utilité.
La mission recommande aussi de Supprimer les incohérences entre les diverses diffusions de données sur la dette ; d’établir la méthodologie et recueillir les données requises pour réaliser des rapprochements périodiques entre les données de dette trimestrielles de l’administration centrale avec celles des statistiques de la dette extérieure, ainsi que les statistiques monétaires et financières. Analyser et expliquer les écarts et, le cas échéant, mettre à jour les données révisées et les métadonnées.
Accessibilité : La mission recommande de renforcer la portée et la qualité des métadonnées pour veiller à ce que toutes les informations requises pour les statistiques de la dette du secteur public (SDSP) soient documentées et diffusées de manière complète ; d’établir et faire connaître un point de contact précis pour faciliter l’accès des utilisateurs aux statistiques de dette publiées et redoubler d’efforts en matière de communication.
Pratiques comparées à la NSDD
Plus Le Sénégal souscrit à la norme spéciale de diffusion des données (NSDD) depuis le 20 novembre 2017 et tenait toutes les exigences de la NSDD au moment de la souscription. À l’heure actuelle les pratiques de diffusion du Sénégal n’observent pas toutes les exigences des neuf catégories de données additionnelles requises dans le cadre de la NSDD Plus, le niveau le plus exigeant des initiatives de normes de données du FMI. Pour souscrire à la NSDD Plus, le Sénégal doit tenir au moins cinq des neuf catégories de données additionnelles ainsi que leurs métadonnées, et établir un plan de transition énonçant des mesures concrètes pour observer la totalité des neuf catégories de données dans un délai de cinq ans à partir de la date de souscription. Le Sénégal a souscrit à la NSDD et a tenu toutes ses exigences et spécifications le 20 novembre 2017.
Le Sénégal est l’un des cinq pays d’Afrique subsaharienne qui souscrit à la NSDD et il a largement observé les exigences de cette norme depuis sa date de souscription. Il n’utilise pas les options de flexibilité pour la périodicité et la ponctualité prévues par la NSDD bien qu’il rencontre de temps à autres des difficultés à respecter de ponctualité pour les données du marché du travail, les opérations de l’administration centrale, la dette de l’administration centrale et le formulaire type pour les réserves.
L’adhésion à la NSDD Plus exige la diffusion de neuf catégories de données supplémentaires, exigence qui n’est pas satisfaite à ce jour par le Sénégal (tableau 1). Tout en observant les exigences relatives à la couverture et à la périodicité de la NSDD Plus pour l’enquête coordonnée sur les investissements directs (ECID), le Sénégal ne tient pas les exigences de ponctualité dans le cas des données présentées la dernière fois pour 2022. Pour les opérations des administrations publiques et la dette brute totale des administrations publiques, les données sont diffusées, mais seulement à une périodicité annuelle et non selon la périodicité exigée par la NSDD Plus.
Le cadre de la NSDD permet aux pays de souscrire à la norme NSDD Plus s’ils satisfont les exigences d’au moins cinq des neuf catégories de données supplémentaires et qu’ils ont un plan de transition pour observer les exigences des catégories restantes dans un délai de cinq ans.
Dans son cas, le Sénégal doit diffuser au moins cinq des neuf catégories restantes en observant toutes les exigences ci-dessus, et élaborer un plan de transition concret énonçant les mesures nécessaires pour diffuser les catégories de données restantes, ainsi que leurs métadonnées, dans un délai de cinq ans. Le Sénégal pourrait en outre envisager de mettre à profit les options de flexibilité pour la périodicité et la ponctualité de jusqu’à deux catégories de données s’il estime qu’il lui faudra plus de cinq ans pour observer les exigences de données supplémentaires.
Par Dieynaba TANDIANG



































