Le Collectif Fatali, veille au grain, aucune action de l’ancien régime ne sera mise sous silence « délibérément ». Comme d’autres programmes hérités de l’ancien régime, le régime de Diomaye a le privilège de réaliser le JOJ Dakar 2026.
« Rendre à césar ce qui appartient à César », c’est tout ce que demande le Collectif Fatal. Dans un communiqué dont copie nous est parvenue, il rappelle que « l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (JoJ) au Sénégal est aussi le fruit d’un leadership, d’une vision et d’un travail de fond engagés bien avant l’arrivée de l’actuel régime », même si Khalifa Ababacar Sall, en tant qu’ancien maire de Dakar (2009-2018), est l’un des initiateurs historiques du projet ayant permis au Sénégal d’obtenir l’organisation de ces Jeux.
Cependant estime le Collectif Fatali, alors que trois autres pays, la Tunisie, le Nigeria et le Botswana, avaient manifesté leur volonté d’accueillir cette compétition mondiale, « c’est le leadership du président Macky Sall qui a joué en faveur du Sénégal. Le choix de notre pays ne saurait donc être présenté comme le résultat d’une simple formalité administrative ». « Il est l’aboutissement d’une crédibilité bâtie au fil des années », martèle-t-on dans le communiqué. « Si le Sénégal a pu se positionner pour accueillir, pour la première fois en Afrique, une compétition olympique de cette dimension, c’est aussi parce que le président Macky Sall avait, dès son premier mandat, engagé une politique de modernisation des infrastructures », a déclaré le collectif.
Il ajoute que grâce à Macky Sall, le Sénégal s’est doté d’infrastructures sportives de dimension mondiale, capables d’accueillir de grandes compétitions internationales. Il a également renforcé ses infrastructures de transport et amélioré ses connexions avec le reste du monde, créant les conditions nécessaires à l’accueil d’un événement d’une telle envergure. « À cela s’ajoutent la stabilité du Sénégal, sa crédibilité internationale et une diplomatie sportive active, notamment le premier titre de champion. Tous ces acquis ont contribué à faire du Sénégal une destination crédible pour les grandes manifestations sportives mondiales », rappelle la source.
L’organisation des Joj représente, à cet égard, un investissement considérable de l’État et de ses partenaires, annoncé à hauteur de 130 millions d’euros. « Un tel engagement ne peut être dissocié des bases institutionnelles, diplomatiques et infrastructurelles qui ont permis au pays de décrocher cet événement historique ».
Il déplore que le président Bassirou Diomaye Faye, tout comme les membres du Cojoj, qu’il a lui-même installés, aurait pu saisir cette occasion pour saluer le rôle du précurseur et rendre hommage à celui qui a contribué à ouvrir la voie à cette première africaine. Le Collectif Fatali considère cette omission comme un manque d’élégance républicaine.
Pour les membres du collectif, le Sénégal doit pouvoir célébrer ses réussites sans effacer ceux qui ont contribué à les rendre possibles.
Par Diaynaba TANDIANG




































