La cinquième édition des Journées de l’Agroécologie du Sénégal (JAES) s’est tenue du 21 au 23 avril 2026 à Dakar, autour du thème : « De la vision à l’action : institutionnaliser l’agroécologie pour des systèmes alimentaires durables ». Ainsi les acteurs plaident pour l’institutionnalisation de l’Agroécologie au Sénégal.
Le communiqué de presse précise que cet événement d’envergure nationale constitue un cadre stratégique de concertation dédié à l’intégration de l’agroécologie dans les politiques publiques et les dispositifs institutionnels.
« Face aux enjeux croissants liés au changement climatique, à la sécurité alimentaire et à la préservation des ressources naturelles, l’agroécologie s’impose comme un levier structurant pour la transformation durable des systèmes agricoles et alimentaires. Les JAES 2026 visent à consolider cette dynamique en favorisant le passage d’une phase de promotion à une phase d’institutionnalisation », précise-t-on dans le document.
Rappelons que les JAES 2026 réunissent un large éventail d’acteurs, incluant les autorités publiques, les organisations paysannes, les institutions de recherche, les organisations de la société civile, ainsi que les partenaires techniques et financiers. Et cette diversité d’acteurs permet de renforcer la cohérence des interventions et de promouvoir une approche concertée de la transition agroécologique à l’échelle nationale.
Mme Absa Mbodj, en charge de la coordination du secrétariat de la DyTAES [DYNAMIQUE POUR UNE TRANSITION AGROÉCOLOGIQUE AU SÉNÉGAL], représentante du comité d’organisation des Journées de l’Agroécologie, souligne : « À travers cette stratégie nationale de transition agroécologique qui est en cours, on voit concrètement que le Sénégal est aujourd’hui dans un engagement clair : passer à l’action sur cette transition agroécologique- là….Plus que 64 % de ces participants-là sont vraiment des initiés, c’est des nouvelles personnes qui découvrent les Journées de l’Agroécologie ».
Quant à M. Mame Ndiobo Diéne de la FAO, il avance : « Pour cette journée, la FAO a été une des organisations qui a initié et soutenu tout le processus de la transition agroécologique, notamment en Afrique, en Afrique de l’Ouest, et particulièrement également au Sénégal, pour amorcer tout le processus qui a permis de mettre en place la dynamique pour la transition agroécologique au Sénégal. Quand j’ai entendu tout à l’heure la dame qui a parlé de la nutrition, de ce qu’elle est en train de faire, parce qu’elle est en train de répondre à des questions, ça veut dire que quelque part les populations sont conscientes aujourd’hui du fait qu’il y a intérêt à s’intéresser aux produits locaux, à s’intéresser à leur manière de les produire, à leur manière de les cuire, à leur manière de les consommer, parce que c’est gage d’une santé ».
Dr. Maïmouna Farma Niang, chercheure à l’ISRA, souligne : « Donc en résumé, l’agroécologie, on accompagne maintenant certaines exploitations familiales, pour ne pas dire toutes les exploitations familiales, à s’adapter au changement climatique parce que ,autant l’agriculture industrielle, la révolution industrielle avait entraîné à délaisser certaines pratiques, et après avec les effets du changement climatique, les effets néfastes prolongés, certaines exploitations se sont spécialisées, autant d’autres sont restées dans ces pratiques-là, mais il faut les adapter, il faut les améliorer, il faut les contextualiser ».
Par Massaër DIA.





























