La Société Civile sénégalaise s’est du favorable au format du dialogue national adopté cette année par le Chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye. Une initiative novatrice saluée par les membres du COSCE.
La société civile salue l’initiative du Chef de l’État visant à engager des concertations nationales dans un format « plus direct, plus souple et surtout moins onéreux, davantage centré sur l’écoute des citoyens et des différentes composantes de la Nation ».
Selon le communiqué dont copie nous est parvenue ce lundi, la Societe Civile sénégalaise considère que toute démarche favorisant le dialogue, l’écoute et le rapprochement entre les citoyens et les institutions constitue une contribution essentielle à la stabilité, à la cohésion nationale et à la consolidation démocratique. Par conséquent, indique la source, elle prend acte du choix d’un format de concertations plus rapproché avec les forces vives de la Nation. « Cette approche répond à un plaidoyer constant de la société civile en faveur d’espaces d’échanges plus accessibles, plus directs et avec moins de filtres, permettant des discussions franches autour des préoccupations réelles des Sénégalais », rappelle le document.
Lors d’une rencontre qui a réuni les membres du Cosce et le facilitateur, le Professeur Babacar Gueye est revenu sur la nécessité de permettre aux organisations de la société civile de pouvoir saisir la cour constitutionnelle, à défaut de l’élargir à tous les citoyens. « Cela permet d’éviter un encombrement par des saisines fantaisistes », souligne-il.
Les questions électorales n’étaient pas en reste. En effet, Ndiaga Sylla expert électoral a présenté les points de vigilance sur les avants projet de loi et a fait le point sur la différence entre la Cena et la Ceni proposée. Dans la même veine, Dr Moustapha Fall est revenu sur les réformes constitutionnelles, ainsi que les limites liées au choix des membres de la future cour constitutionnelle. Moundiaye Cisse, nouveau Président du Cosce en remplacement de Pr Babacar Gueye, quant à lui, est revenu sur l’objet de la rencontre et annoncé que les conclusions seront transmises aux autorités pour contribuer à la consolidation des avant projets de loi.
Par ailleurs, pour la réussite ce dialogue, la Société Civile recommande que ces concertations reposent sur une représentation large, inclusive et équilibrée des forces vives de la Nation, associant notamment les anciens Premiers ministres, les anciens Présidents de l’Assemblée nationale, les représentants des autorités religieuses et coutumières, des leaders communautaires, des organisations de femmes et de jeunesse, les associations de personnes vivant avec un handicap, des universitaires et intellectuels, des syndicats, des acteurs des médias, des organisations professionnelles, des commerçants, des travailleurs du secteur informel ainsi que l’ensemble des forces politiques de la majorité comme de l’opposition.
La société civile estime également que ces concertations ne doivent pas se limiter aux seules réformes institutionnelles ou électorales, mais intégrer pleinement les préoccupations quotidiennes des Sénégalaises et des Sénégalais, notamment le coût de la vie, l’emploi des jeunes, la dette publique, la transparence des finances publiques, les tensions sociales, l’accès aux services sociaux de base, ainsi que les défis liés à la santé, à l’éducation, à la justice sociale et au vivre-ensemble.
Elle considère enfin que ce format de dialogue présente plusieurs avantages majeurs : une meilleure qualité d’écoute, des échanges plus directs et interactifs, une participation citoyenne renforcée, des coûts organisationnels réduits et une plus grande capacité à faire émerger des consensus durables autour des priorités nationales.
Par ailleurs, le Cosce invite l’ensemble des acteurs à répondre favorablement à cette initiative de concertations, dans un esprit d’ouverture, de responsabilité et de recherche de consensus, afin de préserver la stabilité du Sénégal, renforcer la confiance entre gouvernants et gouvernés et consolider durablement les fondements démocratiques du pays. 1Communiqué sur les concertations envisagées par le chef de l’état.
En outre, Dr CHEIKH Gueye ancien facilitateur du dialogue a magnifié la démarche du Cosce et justifié sa présence par la nécessité d’écouter les feedbacks sur les réformes afin de les remonter.
Par Dieynaba TANDIANG
































