Le Président de la République a conduit lui-même, en moins de quarante-huit heures cinq rencontres avec les institutions et les entreprises dont dépend une part décisive du financement et de l’investissement au Sénégal. Le Sénégal et le FMI se sont félicités du travail accompli et des résultats obtenus depuis l’accord technique du 1er septembre, et partagent la volonté d’aller rapidement vers l’approbation du nouveau programme de 2,2 milliards de dollars par le Conseil d’administration. La Banque mondiale a confirmé son soutien au financement des politiques publiques du Sénégal pour les années à venir, entre autres.
Dès son arrivée aux responsabilités, le Gouvernement a fait le choix de rendre publique la situation réelle des finances du pays, avec un niveau d’endettement qui dépassait largement les seuils de référence des institutions financières internationales.
Ce choix de la transparence a eu un coût immédiat pour le pays. Il a aussi permis d’engager sans délai les mesures de redressement, mobilisation des recettes, rationalisation des dépenses, élargissement de l’assiette fiscale et renforcement de la gouvernance, tout en évitant au Sénégal le défaut de paiement. Le Président de la République a suivi ce dossier de près et donné ses orientations tout au long du processus. Le 1er septembre 2026, le Sénégal et les services du FMI ont conclu un accord technique sur un nouveau programme de trois ans, appuyé par la Facilité élargie de crédit. Rien n’a été imposé au Sénégal.
L’accord est le fruit de négociations sérieuses et responsables, conduites par le Gouvernement sur la base des réformes qu’il a lui-même définies. Cet accord doit maintenant être approuvé par le Conseil d’administration du Fonds. Le Chef de l’État a choisi de se rendre en personne à Washington pour consolider la confiance retrouvée auprès du FMI et de la Banque mondiale, ouvrir des perspectives de financement moins coûteuses que la dette commerciale et faire valoir le Sénégal auprès des entreprises américaines. Il a ainsi fait le choix de ne pas attendre que la conjoncture s’améliore mais d’aller chercher les résultats là où ils se décident.
La veille de sa rencontre avec la Directrice Générale du FMI, le Chef de l’État avait consacré sa matinée à trois audiences avec le secteur privé américain, à l’initiative des organisations américaines elles-mêmes, puis son après-midi au Président du Groupe de la Banque mondiale.
Devant les entreprises américaines, le Président de la République a inscrit chaque rencontre dans la politique de souveraineté qui guide son action. Le Sénégal dispose de ressources, d’un capital humain de qualité et d’institutions solides, et il entend en tirer pleinement parti. Il l’a résumé en une phrase devant la délégation de Cybastion, on ne peut pas être assis sur une mine d’or et tendre la main.
Le Sénégal a fait le choix de partenariats gagnant-gagnant
Le Sénégal a fait le choix de partenariats gagnant-gagnant, dans lesquels l’investisseur trouve sa rentabilité et le pays conserve la maîtrise de son développement. Avec la Banque mondiale, le Chef de l’État a particulièrement insisté sur la création d’emplois pour les jeunes, plus grand atout du Sénégal, ainsi que sur le développement des corridors économiques et la territorialisation des politiques publiques, pour que la croissance irrigue chaque région selon ses atouts.
La confiance des institutions financières se confirme.
La Banque mondiale a confirmé son soutien au financement soutenable des politiques publiques du Sénégal pour les années à venir. Le FMI et le Sénégal se sont félicités ensemble du chemin parcouru et veulent aller vite vers le nouveau programme. Le pays, qui a fait le choix difficile de la transparence et de la rigueur, en recueille les fruits auprès des deux institutions dont dépend une large part de son financement extérieur.
Le secteur privé américain vient au-devant du Sénégal.
Une entreprise s’engage sur environ 300 millions de dollars pour le numérique, la première organisation patronale du monde et l’association des investisseurs américains en Afrique réaffirment leur intérêt pour le marché sénégalais. Ce mouvement confirme que la stabilité, l’État de droit et la proximité géographique du Sénégal avec les États-Unis restent des atouts reconnus.
Les engagements obtenus touchent au quotidien des Sénégalais.
Bourses de sécurité familiale doublées, bourses des étudiants préservées, couverture maladie universelle consolidée, arriérés payés aux entreprises, coût de l’énergie, emplois qualifiés dans le numérique, développement des régions. Chacun des sujets abordés se traduit, à terme, en revenus protégés, en projets financés et en emplois pour la jeunesse.
Le Sénégal parle à ses partenaires en pays qui a fait ce qu’il fallait.
D’une rencontre à l’autre, le Chef de l’État a porté un même message. Le pays dispose d’atouts considérables, il a assaini sa situation par la transparence et la rigueur, et il attend de ses partenaires des engagements à la hauteur de ses efforts.
Pour la suite de la mission le Président de la République arrive à Abu Dhabi le mercredi 16 septembre. Il sera reçu le jeudi 17 septembre par Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan, Président des Émirats Arabes Unis, avant de regagner Dakar le jour même. Après Washington, consacrée à la confiance financière et au partenariat avec les institutions et le secteur privé américains, l’étape émirienne s’inscrit dans le registre de l’investissement productif, avec un partenaire qui compte parmi les premiers pôles mondiaux de financement.
Par Ibrahima DIOP



































