Dans un communiqué daté du 1er novembre et signé depuis l’Italie, l’Association des Sénégalais de la Diaspora affirme que les infrastructures des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 sont le fruit de ce que l’on a appelé la « dette cachée ». Elle y plaide aussi pour la continuité de l’État.
Les JOJ Dakar 2026 doivent beaucoup à la « dette dite cachée », selon l’Association des Sénégalais de la Diaspora. Dans un communiqué publié le 1er novembre, elle salue la réussite de l’organisation de l’événement, qu’elle présente comme une « démonstration grandeur nature » de la capacité du Sénégal à transformer des investissements structurants en réalisations concrètes.
Des ouvrages attribués à Macky Sall
L’association énumère plusieurs équipements : le stade Abdoulaye Wade, qui a accueilli la cérémonie d’ouverture, la Dakar Arena et son annexe olympique, la tour de l’Œuf et sa piscine olympique, le stade Léopold Sédar Senghor réhabilité, ainsi que le TER et le BRT. Elle les attribue à la « vision éclairée » de l’ancien président Macky Sall et y voit un patrimoine national appelé à servir les générations futures.
Le texte reprend ensuite la controverse sur la dette. « Si c’est cela une dette cachée, alors le Sénégal a encore besoin de plusieurs autres dettes cachées », écrit l’association. Selon elle, les investissements longtemps associés à cette polémique sont désormais « confrontés à l’épreuve des réalisations, de leur utilité et de leur visibilité ».
Le discours de Ndiaga Ndiaye salué
L’association félicite également Ndiaga Ndiaye pour son intervention à la cérémonie d’ouverture. Ce dernier a remercié Macky Sall pour avoir initié la candidature du Sénégal et mis à disposition les premières infrastructures, puis le président Bassirou Diomaye Faye pour avoir assuré la continuité du processus jusqu’à son terme. Elle y voit « un acte de responsabilité et de vérité historique ». Elle rappelle que, malgré la Covid en 2020 et les conflits mondiaux, rien n’a empêché le financement et l’organisation des Jeux. Pour l’association, l’épisode montre que « les réalisations nationales ne doivent pas être prisonnières des alternances politiques ».
Transparence, mais sans nier les réalisations
L’association invite les acteurs politiques et les responsables institutionnels à « tirer toutes les leçons de cette expérience ». Elle reconnaît que la transparence sur la dette publique reste « une exigence démocratique », mais estime qu’elle ne doit pas conduire à nier les investissements réalisés. Elle félicite enfin le peuple sénégalais, les autorités actuelles, les anciens dirigeants, le comité d’organisation et les partenaires techniques et financiers.
Le texte s’inscrit dans un débat qui agite le pays depuis l’alternance de 2024. Selon les estimations du FMI, la dette atteignait 132 % du PIB fin 2024, dont près de 7 milliards de dollars de dette non déclarée. L’APR, parti de Macky Sall, conteste le chiffre de 132 % et exige la publication des rapports de l’IGF, de la Cour des comptes et du cabinet Mazars. Le communiqué ne précise pas lesquelles des infrastructures citées ont été financées par les emprunts non déclarés. C’est pourtant ce lien que le titre suggère.
Par Ibrahima DIOP




































