À l’occasion de la Journée mondiale de la vue, célébrée ce jeudi 8 octobre sous le thème « Aime tes yeux », l’accent est mis cette année sur la santé visuelle des enfants. En Afrique subsaharienne, environ 13 % des enfants et adolescents souffrent de problèmes de vision non corrigés. Une situation qui peut peser lourdement sur leur parcours scolaire, alors que le port de lunettes adaptées pourrait réduire de 44 % le taux d’échec scolaire.
Par Idrissa NIASSY
Voir correctement pour mieux apprendre. C’est l’un des messages forts de cette Journée mondiale de la vue. Derrière un enfant qui peine à lire au tableau, plisse constamment les yeux ou se plaint régulièrement de maux de tête peut se cacher un trouble visuel non diagnostiqué. En Afrique subsaharienne, environ 13 % des enfants et adolescents auraient ainsi besoin d’une correction visuelle. Pour Gnali Cathy-Marlène, opticienne chez Lapaire, l’enjeu dépasse largement la seule question du confort. « Cela peut parfois impacter leur parcours scolaire et leur vie quotidienne », souligne-t-elle, lors de la célébration de la Journée mondiale de vue, coïncidant avec l’inauguration du siège de cette entreprise à la cité Keur Gorgui. Elle cite notamment des recherches selon lesquelles le port de lunettes correctrices peut réduire de 44 % le taux d’échec scolaire. La spécialiste appelle les parents à davantage de vigilance. Certains troubles visuels peuvent passer inaperçus, mais plusieurs signes doivent alerter : migraines en fin de journée, démangeaisons récurrentes des yeux, tendance à plisser les paupières ou difficulté à voir nettement à une distance normale. Autant de symptômes qui justifient une consultation auprès d’un professionnel de la vue. L’enjeu est d’autant plus important que les enfants et les adolescents sont aujourd’hui fortement exposés aux écrans. Téléphones, tablettes et ordinateurs occupent une place croissante dans leur quotidien, avec des conséquences possibles sur le confort et la qualité de la vision.
Pour éviter l’exposition aux écrans, elle recommande notamment aux jeunes de ménager leurs yeux et d’éviter les usages prolongés sans pause. Elle déconseille également l’utilisation d’un ordinateur dans l’obscurité et le travail à une distance trop rapprochée de l’écran. « Travailler trop près sur les écrans peut impacter la vision de loin et provoquer une myopie », prévient-elle. Face à une vision floue, le réflexe doit être de consulter plutôt que de forcer sur les yeux. Pour l’opticienne, la prévention reste donc la meilleure arme : détecter tôt un trouble visuel permet de le corriger et d’éviter qu’il ne compromette l’apprentissage ou la vie quotidienne de l’enfant. Au-delà des apprentissages, la vue joue un rôle déterminant dans la sécurité et l’autonomie. « Une personne qui voit bien, quand elle voit le danger, peut réagir à temps », rappelle la spécialiste, invitant chacun à prendre davantage soin de sa santé visuelle. Pour les familles disposant de faibles revenus, l’accès aux lunettes reste toutefois une préoccupation. Lapaire affirme proposer des prix accessibles ainsi que des possibilités de paiement échelonné. Une démarche destinée, selon l’enseigne, à faciliter l’accès à la correction visuelle.




































