La pression monte à la veille de la grève générale de 24 heures. Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) appelle ses militants à participer « massivement » au mouvement décrété ce 10 juillet par le Front syndical pour la défense du travail (Fsdt). Un ralliement de poids qui fait craindre d’importantes perturbations dans les hôpitaux et autres structures sanitaires publiques.
Par Idrissa NIASSY
Le front social se durcit. En rejoignant officiellement la grève générale prévue ce jeudi 10 juillet 2026, le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) donne une nouvelle ampleur au bras de fer qui oppose les organisations syndicales au gouvernement. Dans une note adressée à ses militants, le syndicat invite les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes à observer le mot d’ordre lancé par le Front syndical pour la défense du travail, en signe de solidarité avec l’ensemble des travailleurs.
Cet appel à une mobilisation massive intervient dans un climat social marqué par des tensions persistantes autour des réformes du Code du travail et du Code de la sécurité sociale, mais aussi par les revendications portant sur le respect des accords signés avec les syndicats, la préservation des acquis sociaux et l’amélioration des conditions de travail. L’engagement du Sames, l’un des syndicats les plus influents du secteur de la santé, pourrait avoir des répercussions importantes sur le fonctionnement des établissements sanitaires. Si un service minimum est généralement assuré pour garantir la continuité des soins d’urgence, les consultations, les interventions programmées et plusieurs prestations hospitalières risquent d’être fortement perturbées.
Au-delà des conséquences immédiates sur les usagers, cette mobilisation traduit un malaise social profond. Les syndicats dénoncent une détérioration du dialogue avec les pouvoirs publics et réclament des actes concrets plutôt que des promesses. De son côté, le gouvernement appelle à privilégier la concertation, sans parvenir, pour l’heure, à désamorcer la contestation. La journée du 10 juillet s’annonce ainsi comme un véritable test pour le dialogue social au Sénégal. Avec le ralliement du Sames, la grève pourrait prendre une dimension inédite et envoyer un signal fort aux autorités sur la détermination des travailleurs à faire aboutir leurs revendications.




































